samedi 15 novembre 2014

Voyage mon âme, le temps passe...

Petit texte écrit comme on décrit ses pensées. Pour rien.




 « Thunderbirds » de Hans Zimmer sort des enceintes fatiguées de la voiture qui l'est tout autant. Le vent agresse mes cheveux, les siens aussi. Je la regarde, la dévore dans le rétroviseur. Derrière ses lunettes de soleil je devine son regard absinthe qui s'absente dans des pensées lointaines. Ma main caresse sa cuisse nue, remontant jusqu'à son mini-short en jean délavé. Elle se retourne vers moi comme sortant d'un coma. Un sourire entre-déchire ses lèvres. J'ai envie d'y poser les miennes, de lui susurrer qu'elle est cool, que le monde est loin derrière nous et que nos cicatrices s'envolent une par une à travers les vitres ouvertes de cette bagnole usée. Mais elle le sait, au fond, tout au fond d'elle, car elle peut le lire dans mes yeux, dans la couleur banale de ce marron et dans ce qu'il y a derrière. Elle le sait car on en a déjà parlé en embrassant, avides, des bières presque fraîches et en se moquant des anges et des Dieux que les cieux contenaient. Mon pied appuie sur l'accélérateur. Une poussière rougeâtre s'élève au passage de nos roues. La route 66 porte bien son mythe et nous, nos espoirs. La guitare du morceau accompagne le tout. Comme toujours. Je frissonne. Elle aussi, parce qu'il y a autre chose derrière ce road trip que l'envie d'enfiler des kilomètres et de respirer l'air d'une Amérique viciée. Non. Il y a autre chose. Il y a la liberté. Etre loin de tout, de tous et surtout de vous. Loin de ce métro-boulot-dodo, de cette vie qui n'en est plus une. Etre comme ces héros, ces duos, maudits et fous. Renégats d'une société qui les rejette. Aller à l'essentiel. S'évader. Seuls. A deux contre le monde.

L'odeur d'essence remonte le long de mes narines sensibles. Elle est partie chercher des cigarettes à la station. Je l'entrevois parler au vendeur aussi gras que ridicule dont j'imagine les relans d'alcool et les effluves de mal être contenus dans sa voix. Il lui sourit, comme on sourit à une femme trop belle pour soit. Avec ce mélange de timidité, d'intimidation et de rêves secrets. Je me reconcentre sur le compteur qui défile, rapide et sans vergogne, ravi de pomper l'argent chèrement gagné à perdre ma vie. Elle n'est toujours pas sortie. Je ne lui en veux pas. Parler une autre langue, se découvrir un accent aussi propre qu'un Russe alcoolisé, est un plaisir que je partage également. La clé tourne dans le démarreur et j'allume la radio, vagabondant de station en station en quête d'une bande son pour ma vie. Deux minutes plus tard, lassé par les commercials, j'enfonce le cd qui nous accompagne depuis des jours. Elle m'a dit une fois, au coin d'un verre et d'un regard, qu'il y a des chansons qui marquent une existence, qui trouvent un écho dans le cœur et l'esprit des gens. Elles font remonter des souvenirs, des impressions, des rêves et des frissons. Alors on danse, on s'oublie puis on pense. A tout, à nous. Les paroles nous touchent comme si on murmurait à notre propres oreilles qui furent un jour sourdes de n'avoir pas connu cette chanson. Je l'ai cru et je la crois encore. Nos existences méritent les mélodies que nous leurs prêtons. Je caresse le bouton play, « Variations de Marilou » joue ses premières notes. La piano de la version de Bashung me propulse et je m'évade déjà, loin. La voix grave sort de baffles et fait frémir le moindre des recoins de ma peau. Les vers et toute la poésie qui s'y trouve coincée effleure mon être. « Je pense à Lewis Carroll... » et mes yeux se ferment. Je ne suis plus là. Je ne l'ai sûrement jamais été. Mon esprit vagabonde, voyage de sensations en réflexions. De réflexions en émotions...

J'entends ses pas se précipités vers la voiture. La portière claque. Elle cale une cigarette entre ses lèvres fines et sèches. J'entends une inspiration profonde comme si elle tenait son bâton d'oxygène entre ses doigts. La fumée opaque grimpe jusqu'à ses cheveux longs. Les cernes sous ses yeux sont cachées par le sourire qu'elle m'adresse. Cette fois je succombe et j'embrasse ce sourire. Pour me perdre encore un peu plus, sans doute.

- Je t'ai manqué ?

Je ne répond rien. Un sage a dit un jour que les silences valaient parfois plus que milles mots. Il n'a pas tord. Non. Même si il n'y a jamais de silence lorsque l'on sait lire le regard des gens. Je me détache d'elle, à contre cœur. Il nous reste de la route. Il nous reste tout le temps du monde pour arriver là où nous le voulons. Elle caresse le poste radio, changeant la bande-son de ce moment. Waiting for the Miracle de Cohen résonne maintenant. Je démarre la voiture, fais crachoter le moteur, puis relance nos corps sur cette route trop usée. Sa voix, presque juste, récite les paroles de Leonard : « Je n'ai pas vu le temps passé et j'ai attendu déjà la moitié de ma vie... ». J'enclenche les vitesses et nous propulse un peu plus. Une pensée remonte le long de mon esprit fatigué. Un rictus se dessine sur mon visage : On aurait pu visiter des lieux, des musées, s'amuser à cramer notre peau sur une plage bondée. Mais se découvrir, voyager en soi reste sans doute la plus belle des choses. J'augmente le son de la musique. Je la dévore dans le rétroviseur. Mon reflet me renvoi un message que je ne comprend pas. Je crois que je m'en fous. De la poussière s'envole, encore.

dimanche 19 octobre 2014

Glory, poing à la ligne.

Pour une lecture optimale je conseille de lire ceci avec une musique assez badass. Un « I 'm shipping out to Boston » des Dropkicks Murphys est donc conseillé. Ou un Living Saints de Polar Bear Club. Tu as bon goûts, je t'aime.

Cheveux dans le vent, sang sur les gants.... classe.


Surprise, un nouvel article. Ne me regarde pas comme cela, je suis tout aussi étonné que toi. Mais que veux-tu. D'ailleurs c'est une très bonne question, même si la réponse, au fond, ne concerne que toi et le reflet que tu évites avec talent, pour l'instant, devant ta glace presque propre. Mais je ne juge pas. Promis. Néanmoins, je peux te divertir quelques instants et te promettre une lecture qui changera ta vie. Si,si, tu verras.
Il était donc une fois....pas celle-là, l'autre. Bordel, suis un peu s'il te plait. Non, vraiment, j'ai une grande, très grande confiance en toi. Même si je comprend que la bande-son de cette article te donne envie de sauter. Coquin. Bref, ne me coupe plus. Sinon...







J'ai traîné mon spleen, mon goût pour la bière brune et mon porte-monnaie mourant récemment dans Grenoble, accompagné de deux potes que j'estime beaucoup. De type passionnées de littératures et aussi tarés que moi. Et, là, après deux ou sept librairies, entre deux étagères remplies de comics, je tombe sur Glory. J'avais envie de lire cette BD depuis un bail, j'avoue. Une promesse de poings dans la gueule, de tripes et de tendresse. Une promesse de lecture plaisante, le cerveau à l'écoute. Je la prend donc, la feuillette et tombe amoureux. Je descend à la caisse, l'échange contre des heures de ma vie et pars avec le sourire aux lèvres. Et après lecture, je dois avouer, qu'il s'agit d'un de mes coups de cœurs. Fin de l'histoire cool. Passons à la review.


Gear up guys, tonight we dine in hell's kitchen.


Il est intéressant de noter que je vous ai présenté cette œuvre comme étant une œuvre somme toute assez typée action, certes, mais ce n'est pas un défaut. Je veux dire Starship Troopers est un film d'action mais reste un chef-d'oeuvre absolu en terme de seconde lecture. Et ici, entre ces pages sentant bon l'encre et le quasi-neuf, c'est le même cas. L'action sert l'histoire mais l'histoire en elle même ne se résume pas à cela. L'auteur utilise des thèmes assez intéressants avec notamment le fait qu'un Dieu puisse être sur Terre et les problèmes que cela crée. Bien sûr. Mais des thèmes plus complexes tournent également autour de cela : le futur apocalyptique a empêché, les apparences, le sacrifice. Le comics contient également des petites piques à l'univers des comics même. La relation Suprême ( un Superman-like)/Glory rappelant les relations Wonder-Woman et le dernier fils de Krypton sert, ici, à critiquer le rôle donné aux femmes dans cet univers. Glory dominant Suprême montre l'opposé du mainstream  dans ce domaine. Une autre pique serait les super-cross-over-de-la-mort-inutile, c'est à dire lorsque des supers-héros de séries différentes (du même éditeur) squattent pour se battre contre la menace ultime. Une double-page pleine est consacrée à la présentation de ces héros venus prêter main forte avec au total environ trente personnages différents... qui seront presque inutiles plus tard. Joli coup.


" Prête-moi ta main"

Le point le plus marquant c'est surtout l'héroïne : Glory. Un mastodonte de force, de charisme, de punchline/one-liners (un one-liner est, dans le domaine du cinéma, un cliché pour personnage badass pour l'exemple prenez n'importe quel film de Schwarzy) pour qui casser un tank ne prend qu'un coup de poing. Mais ce qui marque c'est son physique: un bœuf, un vrai. Du muscle à tout les étages, des cicatrices énormes et un visage presque banal. ENFIN un physique cohérent avec le background d'un personnage. Fini la déesse capable de démonter un dragon avec deux doigts avec une taille de guêpe et une tenue ne servant qu'à cacher sa poitrine énorme. Quel vent d'air frais. L'auteur est allé jusqu'à lui donner une sexualité de pur plaisir. Pas de sentiments. On s'éclate. J'applaudis. L'évolution des mœurs est une belle chose. Il est également intéressant de noter la relation lesbienne, amoureuse et superbe, se déroulant dans les dernièrs chapitres. Rafraichissant dans un univers de comics où les héroïnes ne servent que de porte fantasmes.


A droite Glory. Ouaip. Logique.


Le dernier point : le dessin est superbe. Assez atypique. Mais ce sont surtout les couleurs qui m'ont marqué. Une utilisation de couleurs flash, de couleurs qui ressortent beaucoup. Magnifique. Cela rend la violence cartoonesque, belle et presque drôle. Jamais sérieux mais pas ridicule.


Conclusion : Un comics de qualité qui, derrière son aspect série-b simple, démontre une envie de creuser son univers, de tordre le cou aux conventions. De la baston, de l'épique, une héroïne badass et tragique, des couleurs marquantes, un run intéressant. Alors donne ta main et viens.




samedi 26 juillet 2014

Taggé c'est toi le rat !





J'ai été tagué, je suis donc contaminé et forcé de me livrer corps et âme à vous. Mais je resterais habillé. Par pure courtoisie. Je suis timide.





Voici les règles:
- Dire onze choses sur toi.
- Répondre aux questions du tag originel.
- Répondre aux questions de ton taggeur.



1) Quand j'étais enfant je croyais totalement pouvoir faire un kaméhaméha si j'imitais le transit d'un homme constipé grimacant et jurant Dieu de le libérer. Vraiment. J'ai ensuite su que j'étais seulement très bon imitateur de ce type d'individu... Dure réalité que la vie.

2) J'écris. Et là, je suis entrain d'écrire que j'écris. Parce que c'est cool les mises en abîmes bébé.

3) J'ai une fâcheuse tendance à appelé tout le monde bébé. On a tous une passion à la noix. J'ai longuement hésité avec la gérontophilie, vous voilà déçu. Je compatis.

4) Lorsque j'écris, nouvelles ou romans, je me pose avec une bière fraîche et une chaine hifi déversant de la musique d'assez bonne qualité.

5) Une partie de moi se cache dans mes écrits.

6) J'ai une sensibilité toute particulière pour les intrigues concernant la nature humaine. Qu'est ce qui au fond de nous justifie le fait que l'on parle d'Humanité ?

7) Je suis chiant.

8) Je fais des fautes d'orthographes parce que avoir passé trois ans en Licence Anglais n'a pas aidé mon je m'en foutisme certains.

9) J'aime débattre. De tout. Un peu trop avec passion et entrain parfois. Voir 7.

10) Je me fie souvent à ma première impression car j'ai une capacité à anticiper/analyser les gens assez poussée.

11) Toutes les idées d'écritures viennent de mes rêves, aussi fous soient ils. Rêves dont je me souviens toujours.



Questions originelles : 


Quel est ton livre  préféré ? 

Première question, première colle.
La difficulté de ma réponse provient surtout du fait que deux livres se portent en numéro 1 de mon top. Vraiment. Je les ai relus avec autant de passion, d'envie, de voyage même après sept lectures. Il s'agit de Blade Runner et Shining.
Mais tu veux une réponse hein? Tu aimes me voir pleurer des larmes de sang sur ce clavier trop dur et qui me fatigue les doigts? Je t'apprécie déjà.

Ce sera Blade Runner pour ses thèmes soulevés, la philosophie sous-jacente (Deckard= Descartes) visant l'Homme et son Humanité mais également pour l'écriture de Dick et son imagination. Un grand. Un tout grand.



Quel est ton auteur préféré ?

Philip K. Dick. Pour son esprit torturé, ses réflexions sur notre monde moderne mais également pour son style assez unique.
Au niveau romans graphiques ce serait Remender pour son superbe Fear Agent.




Une couverture qui t'a particulièrement plu ? Oui, il s'agit de la couverture de roman "American Gods" de Neil Gaiman (un autre monsieur que j'adore de sa part son imagination onirique). 






La vie livresque que tu voudrais vivre ? 

Sans aucun doute celle de Conan le Cimmérien de Robert Howard. Une vie remplie d'aventure, de richesses, de bières, de femmes et .... bon ok un peu de violence. Mais la violence ça ne fait de mal qu'à celui qui reçoit !
Et ne vous moquez pas de Conan, dont le film n'est pas mauvais il faut le remarquer avec la musique et les images sublimes, car le style d'écriture de Howard est absolument génial. A mes yeux il bat de très loin le style bourratif d'un Tolkien que je respecte malgré tout.


Pourquoi tu lis ?

Réfléchir, m'élever l'esprit. Car même dans un roman populaire il peut y avoir manière à réfléchir, penser, se poser des questions.
Pour le reste me détendre et voyager.

Le dernier livre que tu as acheté et pourquoi?

"Hard Boiled" de Frank Miller aux éditions Dark Horse. Pourquoi? Je suis un très grand fan de Miller (Batman année un, Daredevil, 300, Ronin...) et cet oeuvre est un passage culte de son chemin artistique. De plus les thèmes de science fiction m'ont attiré: un robot qui s'ignore et d'autres qui combattent leurs programmes.
Les dessins minutieux et remplis de détails cachés les uns dans les autres sont un plaisir à la lecture.





Mais le dernier roman que j'ai acheté se trouve être "L'Ange Blond" de Laurent Poujois, une uchornie/Sf, aux éditions Mnémos. Editions dont je suis grand fan. Un catalogue intéressant et original et un goût prononcé pour les couvertures de toute beauté !




Tes autres passions? 

La vie. La guitare, me ruiner les doigts sur ma sèche trop dure et peu tendre. Collectionner mes séries, jeux vidéos et bd.  Mais par dessus tout l'écriture.






Un coup de coeur récent à partager? 

La Bd Fear Agent. Tout simplement la meilleure saga SF lu en format comics. Par le très bon et superbe Remender avec au dessin Tony Moore (un petit gars qui fait Walking Dead actuellement) et Jerôme Opena. Un dessin énorme mais surtout un univers SF pulp assez badass et pourtant émouvant. J'avoue avoir lâché une petite larme sur la fin. Des thèmes de SF tel que le voyage dans le temps et hop... voilà la perle de ma médiathèque perso'.





Un livre que tu aimerais voir adapté? 
Eragon mais en version "bien" cette fois? La saga Everworld mérite aussi quelque chose.

Tu préfères te fier aux avis des professionnels ou des blogueurs (amateurs) concernant un achat livresque?

Je ne fais pas confiance aux professionnels qui parlent sans âme et sans passion. La littérature, et la culture, est à mes yeux une affaire de coeur. Un amateur qui plongera sa subjectivité dans le livre et racontera son ressenti et son expérience me plait car c'est ma vision de la lecture: un partage d'émotions et d'idée.
Les pro' en manquent parfois. Dommage.

Un mot à dire pour les lecteurs qui te lisent ? 

Outre le fait de ne pas relever le pléonasme maladroit et ridicule de cette question je ne dirais qu'une chose: Vivez. Et mangez des ananas sur le corps nu d'oukouloumougnou. Bien sûr.

Questions d'Oukouloumougnou: 





Quel est l'auteur que tu déteste le plus?

Je joue mon joker question. Pas parce que je suis du style gentil et que je ne souhaites pas cracher sur un auteur. Non. Rappelez vous du 7 un peu plus haut. Je suis un chiant. Un peu pupute. Je vais seulement changer la question: Quel est le genre que tu déteste le plus? La Bit-Lit.
Les stéréotypes ancrés dans presque chaque œuvres me font vraiment me demander la différence entre deux saga différentes parfois: Une adolescente/jeune femme pas bien dans sa peau, Un triangle amoureux et la nana qui devient l'élue de.... bordel. Je me facepalm. Je n'apprécie vraiment pas ce genre. Désolé.
Rajoutez à cela que maintenant les vampires brillent au soleil. Je suis perdu, moi fan de Carmilla et Dracula.


Quel est le livre que tu as le moins aimé? 

Sans aucun doute :  Grandes Espérances de Charles Dickens. Peut être à cause du fait que j'ai DU le lire. Berk. Double Berk sur ta moquette à poils longs de type année 80 avec drogues et orgies techno.



As-tu toujours aimé la lecture? 

Oui. Je me souviens de ma passion pour la lecture de mes Chairs de Poules de R.L Stine que je m'offrais, et que l'on m'offrait, de mes Spookvilles, mes bd. Hélas ma passion pour pokémon et ma Game Boy Color verte pomme m'a un peu éloigné à un moment. Mon on y revient toujours.

Combien de livres lis-tu par semaine? 
Un voir deux maximum.  Pas par flemme. Mais parce que je dévore d'autres médias culturels à côté. Les jeux vidéos (dont le très bon Radiant Historia sur DS), les films et les séries. Un bien joli chaos qui mange quelque peu de temps.

Un livre qui t'a laissé particulièrement perplexe? 



La cité de verre de Paul Auster. Le thème de l'identité, de la perdition d'une dans la création d'une autre, le métalangage et du langage civilisé comme corruption de la pensée humaine.... Perdant. Beau.

Ton dernier coup de coeur?
Le tout dernier coup de cœur jeté comme cela à la volée? La musique d'Ennio Morricone. Je triche? Bon d'accord en format livresque il s'agirait de la saga du Bourbon Kid: un style d'écriture rock,  du talent dans la création de personnage et une ville qui me rappelle avec plaisir un certains "Une nuit en enfer" de Rodriguez.

As-tu déjà lu un livre tout nu avec des morceaux d'ananas étalé sur ton corps? Si non, pense-tu le faire? 

Je rêve de le faire. Même si ma phobie des ananas n'aide en rien.

Ton livre préféré ?
Je pense avoir déjà répondu juste au dessus. Désolé. En même temps si toi, lecteur, tu ne te souviens pas d'une chose que tu viens de lire il y a deux minutes ... souviens toi juste que tu me dois cents euros. Si si. Chut.

As-tu déjà préféré l'adaptation cinématographique d'un livre plutôt que celui-ci?


Oui. Blade Runner et Shining en sont de superbes exemples. Les deux œuvres ne sont pas des adaptations mais des réécritures presque libre de l'oeuvre originelle. J'aime ce principe. Et le film Blade Runner est servi par un esthétisme et une musique de Vangelis... ai-je vraiment le choix?


Pourquoi ce pseudonyme? 

Il provient de Shining. Redrum étant l’anagramme de .... murder. Tu as deviné? Allez viens me taper dans la main. Tendrement hein...
Le "237" lui vient du fait que dans le film Kubrick a changé le numéro de chambre. L'accouplement des deux est donc là pour signifier mon amour pour ces deux œuvres.



Je ne tagguerais personne. Le retard de cette publication rend ce fait impossible. Si vous avez d'autres questions n'hésitez pas.








mercredi 9 avril 2014

Powers- par Bendis et Michael avon Oeming

Who watches the watchmen? Cops !


Nos deux héros: Deena Pilgirm, Christian Walker.
Un mélange de film noir, de super héros et de polar prenant...


Brian Michael Bendis doit être l'un de mes scénaristes de comics préférés : Ultimate Spiderman que j'ai dévoré et que je conseil à tout fan de Spidey ( je ferais une chronique bientôt sur un autre très beau run de Spiderman), Daredevil où il a développé un univers sombre, prenant aux tripes et triste pour notre aveugle favoris et un très bon tas d'autres tout aussi bon.
Dans ma tête il est souvent associé à Brubaker (qui lui aussi est passé sur Daredevil reprenant le flambeau de Brian avec plus ou moins de talent) pour une simple raison: leur talent de l'intrigue, des dialogues et du thème policier. Une passion chez ces deux auteurs.

Niveau Brubaker je vous conseille : The Sleeper, Criminal (très bon polar), Incognito (pulp et espionnage) mais surtout  Fatale où se mèle polar et une ambiance Lovecraftienne. Génial.

Mais revenons à notre BD du jour : Powers - Qui a tué Retro Girl ?






Synopsis: L'histoire de Powers se déroule dans lequel les super-pouvoirs existent et sont un fait connu de tous. Tout le monde n'a pas de pouvoir, fort heureusement. L'oeuvre se concentre sur les enquêtes et la vie de nos deux enquêteurs tout deux appartenant à la brigade Powers (brigade s'occupant des affaires criminelles impliquant des personnes avec des "pouvoirs":

 - Christian Walker: enquêteur ayant beaucoup d'expérience et officiant à la Brigade Powers, il fut un super-héros nommé "Diamond" (les noms peuvent changés, je lis en Anglais) mais perdit ses pouvoirs. De nombreux mystères l'entourent.
- Deena Pilgrim:  Bleu "aussi bleu que le ciel" comme dirait un certain doublage de Metal Gear Solid et nouvelle partenaire de Christian. Drôle, courageuse et assez rentre dedans elle offre un contraste saisissant avec le calme de son collège. Pour la petite anedocte ce personnage se positionne à la 24eme place d'un classement portant sur les meilleurs personnages de comics.

Avant de commencer je dois préciser que j'ai l'édition anglaise : "Powers definitive collection vol 1" couverture dure, et très classe je dois l'avouer. Je préciserais aussi que je ne parlerais pas trop en détail de l'histoire puisqu'il s'agit d'une enquête... et le spoil c'est mal.

Le premier run (un run est une histoire liée à travers plusieurs parutions) de cette série et que j'ai donc entre mes mains   se nomme  : Qui a tué Retro-Girl ? Il couvre les numéros 1 à 6 de la série ce qui vous donne environ 160 pages pour 15 euros.
Si l'Anglais ne vous fait pas peur prenez donc la Definitive edition qui contient 480 pages pour la moyenne de 25euros.


L'espoir d'une ville gisait là, inerte.
L'histoire:

Première scène: Christian Walker est appelé pour intervenir dans une prise d'otage. L'occasion pour nous de voir ce qu'il en est de ce personnage. Il possède un charisme certains, une "tronche" comme dirait encore un autre. Son silence, son peu de phrase, le montrent "coincé dans son cerveau". Il est complexe, vraiment. Tout au long de l'intrigue des pistes, des petits détails nous le montrent.

Dans cette société remplie de super-héros, et de super villains, le pire arrive. Souvent. La nouvelle victime? Retro Girl : la coqueluche d'une société dorévanant morte, allongée dans une ruelle comme une poupée désarticulée.
Christian est mis sur l'enquête et lui met dans les pattes une rookie, une bleu, un de ces nouvelles recrues qui veulent en manger aussi vite que possible. Il s'agit de Deema, petit, bagarreuse et foutrement classe. A eux deux ils vont essayer de démêler ce sac de noeud... mais plus le temps passe et plus Deema sent que quelque chose ne va pas chez son partenaire. Peut être parce qu'il est un ancien super héros, peut être parce qu'elle découvre qu'il a eu une histoire avec Retro Girl ... et une effrayante Zora.



Comme introduit plus haut Bendis a un talent fou ! C'est indéniable. Il prend le temps de développer l'histoire à travers de longs dialogues (à la Tarantino à mes yeux) qui donne un effet crescendo aux scènes. L'utilisation des télévisions également pour transmettre des informations importantes ou tout du moins les présenter est très intéressante et peut nous rappeler des comics tel que Dark Knight Returns.
Il se fait réellement plaisir: les deux personnages sont au coeur de l'intrigue et les super pouvoirs n'interviennent que quelques fois. Il s'agit donc, ici, d'une réelle enquête : dure, longue, fastidieuse mais néanmoins prenante.
Bendis pose les bases de sa série: la ville, le réseau d'informations de Walker, la relation Walker/Pilgrim mais aussi les psyché des deux personnages.
La psychologie des personnages est  approfondie et se laisse notamment remarquée par le superbe travail de son coéquipier : Oeming.


Le dessin: 

Le parti pris ici est d'utiliser un dessin assez cartoonesque, à comprendre non réaliste. Cette approche est cohérente et crée un certains style. Le contraste est saisissant entre les événement (sombre, tragique)  et les dessins (léger, fin) qui nous les décrivent: c'est un coup de maître.

Il utilise également beaucoup les ombres, encrages plein. Mais ce ne sont pas des ombres naturelles ou dues à la lumière. Non. Elles sont surtout là pour montrer à quel point tout ici ressemble à un film noir. Il utilise également beaucoup le vide pour concentré le regard sur un point précis, mais également pour donner une sensation de malaise.
Pleine page, deux cases pas pages voir 16 sur une... tout est présent ici et c'est cool.

Le seul défaut à trouver? Il réutilise parfois les mêmes cases pour économiser du temps. Hélas.


 Note : **** Très bon premier tome d'une série à suivre, bonne enquête, bon dialogues, bon dessin et surtout des personnages creusés. What else?


mercredi 2 avril 2014

A vos lunettes 2D : The Rocky Horror Picture Show

Dans le monde des films musicaux, ce qu'on appelle communément les comédies mu

sicales (mais hélas ce terme résonne en moi comme un cliché de Roméo et Juliette), se cache un ovni. Une œuvre étrange et pourtant hypnotisante. L'univers, les personnages, la musique, les thèmes soulevés. Tout y est. Alors mettez vos lunettes 2d car aujourd'hui je vous parle de : The Rocky Horror Picture Show. Et le tout peu de scène. Promis.



« Damn it Jannet »

Avant toute chose il est important de noter que ce film est un hommage aux films d'horreur. Pas n'importe lesquels. Les « Late night Show », à comprendre les films passant tard le soir et souvent le samedi. De série B ces films sont cultes par bien des points (même si avec nos yeux contemporains le charme peut sembler être rompu). On peut citer parmi ceux là Frankenstein, From Outer Space, Dracula, Forbidden Planet ou encore The Day the Earth Stood Still. Entre autres. Et c'est un gros entre autre tant le film est truffé de clin d’œil cinématographique.

Le générique de début, sobre et pourtant efficace, nous montre des superbes lèvres chantant « Science-Fiction Double Feature », une chanson qui explicite l'hommage rendue au film d'horreur mais qui présente également quelques points du film.











La première scène, par la suite, se centre sur Brad and Janet (joué par la superbe Susan Sarandon qui jouera plus tard dans Thelma & Louise) qui forment là un jeune couple fiancé à la pudeur et à la chasteté exemplaire dans une Amérique hélas trop puritaine. La scène, en dessous, est hélas une scène de la comédie musicale avec le casting Britannique de 2006 mais vous permettra de découvrir la niaiserie du couple.






Et au travers de cette scène d'exposition assez classique se cache déjà un point crucial du film qui se cache dans une image montrant une tombe où il est écrit : Soyez et n'ayez peur !

Be just and Fear Not : Dont une des dernières chansons fera d'ailleurs l'écho. Être sans avoir peur. La liberté de l'individuel au delà des conventions/normes sociales. Thème important dans un film qui se veut libertaire et libertin. Car il est question là de travestisme (ne pas confondre avec transexualisme), d'homosexualité et de sexualité tout court. Des points encore mal vue de nos jours. Vivez comme vous le voulez mais vivez bien .







Et cette signification que possède le film peut également être perçu dans la parodie que fait le film du tableau American Gothic : Une œuvre immensément connue en Amérique, et de part le monde car souvent parodiées, représentant les valeurs classiques de l'Amérique : le travail (la fourche), la domination sur la femme (regard lointain, derrière l'homme), vie domestique (tablier, fleurs) etc.







L'histoire se met ensuite en place. Le couple se perd en voiture dans une forêt aussi sombre et froide que la nuit humide qui la noie. Et bien sûr ils crèvent. Figure classique du film d 'horreur si il en est. Et ils décident donc de revenir à un château déplacé précédemment. Ce château nous le découvrons en chanson …









Oui il s'agit du château de Frankenstein. Surprise ? Perso' j'adore le coté chanson mignonne, douce, avec les choeurs derrière chantant « At the Frankenstein Place ». Magnifique.
Allez, encore deux scène. Tenez bon.
La scène suivante est la première scène de Frank N Furter (Frankfurter signifiant saucisse de Franc Fort en anglais il n'est donc pas étonnant que le personnage représente la luxure et la sexualité.) Et quelle claque ! L'acteur Tim Curry (qui à d'ailleurs joué « ça » dans l'adaptation du roman It de Stephen King... et « ça » c'est le clown qui a martyrisé pas mal d'enfance ) est ici superbe en porte jarretelles. Et pourtant malgré cette féminité masculine virile ou autre il possède un charisme immense. A ma première vision du film j'ai été subjugué par ce personnage. Ce mélange d'homme et de femme avec cette voix puissante, avec cet accoutrement et pourtant une assurance et une aisance de scène magnifique. Une claque assurément. Et que dire de ses expressions faciales. Je vous laisse découvrir cette scène en chanson.






La dernière scène, et donc chanson que j'aimerais vous présenter se joue presque à la toute fin. La chanson (la première car la scène que je vous met en contient deux qui sont en fait liées dans la scène... et dans la composition car elles font parties de la chanson Rose Tint My World) se nomme Don't Dream it Be it. Ne rêvez pas ce que vous voulez être soyez le. Rien de plus à dire je pense. Belle morale je trouve pour un film qui prône décadence sexuelle et morale. Ou tout du moins la libération. Car la décadence n'existe que si on définit des pratiques comme normes et décadences. L’ennemi est donc le fait d'imposer une norme... Et pour tout vous dire je suis assez d'accord avec ce film sur ce point. La « décadence » est une chose naturelle. Tout comme le bordel dans ma chambre. Mais passons sur mes idées philosophiques... et mon goût en matière de rangement.








Et la dernière chanson de cette scène est juste... breathtkaking. Elle laisse sans voix, sans souffle sans … à vous de trouver un mot allez. Quelle voix, quelle rythme rock. Et oui je suis chiant avec mes superlatifs. Je vous remets toute la chanson Rose Tint My World avec les paroles ( en anglais) car elles valent le coup et la lecture :






Pour conclure cette présentation de film, car ce n'est que ça, ce film est un chef d’œuvre. Un Chef d'oeuvre de n'importe quoi, de bizarre, d'étrange. Un gros clin d'oeil à toute la culture horrifique qu'il ramasse derrière lui, ces films maintenant désuet mais qui gardent pourtant ce coté charmant. Un gros trip sous acide où l'histoire ne compte presque pas. Car oui l'enjeu du film est tout autre : montrer que l'innocence n'est faite qu'à être corrompue peut être, que peut être la vie ne vaut d'être vécu sans amour ...et sans décadence. Et tout simplement qu'il ne faut pas avoir peur de vivre.
Et vivre c'est déjà beaucoup dans notre société.
En bref soyez ce que vous voulez, mais soyez le à fond. La vie n'a pas le temps pour les demi-mesures.










BD coup de coeur : Rockabilly Zombie Superstar par Lou et Nikopek

Du rock, du Elvis, du Sudiste, du zombie... cette Bd a du mordant !




Editée par Ankama

Le synopsis:

Billy Rockerson est l'un des innombrables sosies du King. Un soir où il se produit dans un bar, des zombies envahissent les lieux et l'un d'eux ébranle la vie jusque là (trop?) paisible du chanteur en le mordant. 
Un Mort vivant? Lui? Billy? L'idée le répugne mais il a beau lutter, en lui monte une rage vengeresse et un appétit étrange.
Et si, au lieu de s'en prendre à des innocents comme tous ces zombies affamés,Billy en profitait pour régler des comptes avec son passé? Après tout, il n'a plus rien à perdre et surtout pas la vie. 




L'avis: 
Commençons par l'objet en lui même voulez vous? Je possède l'édition intégrale, gentiment offert par une nana aux jolis yeux verts, et elle est sublime . Sobre, simple avec une couverture brillante présentant Elvis Zombie. Pour tout dire j'ai premièrement rencontré cette BD dans une Bourse (un magasin d'occasion, car j'adore chiner) et tandis que je recherchais un nouveau bonheur sous forme papier je tombe sur une magnifique couverture, celle du tome 1 que vous pouvez découvrir ci dessous 

Du muscle car, de la guitare tachée de sang, des sudistes, des zombies, une superbe pin up en costume de serveuse des 60's ! Tout y était. Le sourire sur mon visage a dû durer une bonne minute je vous l'avoue.J'ai caresser la couverture dure puis me suis décider à l'ouvrir et j'ai commencer à la feuilleter. Le dessin m'a ensuite décidé : il me la fallait. Mais la problématique de l'étudiant était là, je n'avais aucune thune. 


Puis un jour, comme je l'ai dis plus haut, on m'a offert l'intégrale (il y a deux tomes) et ce sourire s'est élargi. Je me rappelle l'avoir lu à une vitesse incroyable.  Pourquoi? Tout simplement parce qu'elle est géniale.



Le dessin: Well it's one for the money ...


Les auteurs ont un talent fou, ils évitent la facilité du gore et du trash pour se concentrer sur le coté "pulp" de leurs dessins. En effet le graphisme ici est très propre, parfois sale lors des rencontres avec des cadavres errants mais toujours sage. Le dessins donne absolument une plus value énorme à l'histoire elle même : le choix de typer le dessin avec un style pulp renvoi en effet à l'ambiance générale de la bd avec ses 60's assumées. Les couleurs chatoyantes contrastant avec le gore de certaines scènes.
Nikopek, l'auteur et dessinateur, a une mise en scène de ses planches assez cinématographique je trouve : gros plans sur le sourire de Billy, sur les personnages, les détails (pattes d'eph, les cigarettes aux becs...) et le découpage comme cette scène montre une maîtrise de la narration visuelle assez poussée :











L'histoire: ...two for the show !


Mais le dessin n'est pas la seule qualité qu'une BD doit posséder, le scénario doit aussi tenir la route. Et en étant fan de zombies, de Romero, de road movies je peux vous dire qu'ici nous tenons une perle.

Nous suivons ici les débâcles, déboires et aventures de Billy Rockson dans un monde où un virus à transformer la moitié de la population en zombies (pour dire il y a un service pour éduquer les morts vivants!). Au volant de sa muscle car portant les couleurs des USA, il tente d'échapper au poison qui coule dans ses veines : la mort elle même. Le mort vivant qu'il est entrain de devenir est tout ce qu'il hait mais il n'a pas de choix.
L'originalité ici c'est que nous suivons (enfin?!?) quelqu'un qui se transforme, qui subit des changements dans sa personnalité et son appétit. Quelqu'un qui, au fil de ses pensées, avoue sa peur et son appréhension de devenir une de ces choses.

Le personnage principal est classe. Point. Son côté sosie et fan d'Elvis me rappelle une autre superbe oeuvre se nommant True Romance (road movies réalisé par Tony Scott et avec Tarantino au scénario) et surtout au personnage de Clarence Worley. Il fait virevolter sa guitare demi-caisse, chante et envoi des vannes assassines. Et dieu que c'est bon.

Mais il est aussi plus complexe que ça surtout car il change et se voit devenir un être mi mort mi vivant. On le découvre apeuré, badass, amoureux... vengeur et salaud.

Le tout dans un environnement sudiste avec toutes ses décadences : les militaires fous ( Le jour des morts vivants de Romero messieurs dames) , la population beaufs et glauque mais aussi la musique. 
Le blues, le rock, le rockabilly et même... Jimi Hendrix !


Cette bd est un coup de coeur : le dessin, l'histoire. Mais surtout pour son côté hommage à la série B, le "pulp", et à la musique de ces années là.
C'est comme une chanson de rock, on a envie de sauter partout et se déchirer la voix.
Personnellement, j'ai toujours le sourire aux lèvres quand j'y repense.
Vous pourrez trouver l'intégrale de cette BD ( 200 pages et des bonus avec couvertures alternatives) pour environ 19euros. Une petite somme pour un zombie-trip.








L'androïde rêveur, Red.

Présentation





Les androïdes rêvent ils de science fiction? 



Je suis un rêveur, un de ceux qui ont souvent la tête en l'air et se posent toutes les questions du monde. La science fiction et ses univers sont mes balades préférées. Je ne sais pas pourquoi. Peut être parce qu'au fond je ne m'intéresse peu au présent, peut être parce que dans les pages tendres d'un roman de science fiction se trouvent les peurs intimes et contemporaines des auteurs. Ou alors il y a autre chose, une chose plus complexe, plus belle et plus poétique. Sans doute.

Le nom de ce blog, vous l'aurez deviné pour les plus bons d'entre vous, est un hommage à Blade Runner et à son titre originale : Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques? J'aime ce livre et ce film. Tellement. Au point d'avoir deux copies du roman, trois copies du film (director's cut, ultimate édition et l'édition 30éme anniversaire) et la superbe bande son de Vangelis sur laquelle j'adore écrire.
Car oui petit lecteur de ce blog, j'écris. Comme beaucoup, tu me diras. Tu auras sans doute raison mais je n'aime pas avoir tord alors je ferais semblant de ne pas t'entendre. D'ailleurs, arrête de parler à ton écran s'il te plait, ça me gène.

Mon pseudo, Redrum 237, vient lui d'une autre oeuvre qui m'est chère : Shining. Le roman de Stephen King, le film de Kubrick mais également sa version télévisée ... m'ont marqué.

Dans ce blog vous trouverez des œuvres de tout horizon : Littéraire, cinématographique, musicale (surtout bande son) mais également comics.
Je ne veux pas ratisser large, non. Je suis juste aussi éclectique que la pluie. La culture est partout, la beauté aussi. Allons la chercher ensemble.



Bienvenue à tous,

L'androïde rêveur, Red.