mercredi 9 avril 2014

Powers- par Bendis et Michael avon Oeming

Who watches the watchmen? Cops !


Nos deux héros: Deena Pilgirm, Christian Walker.
Un mélange de film noir, de super héros et de polar prenant...


Brian Michael Bendis doit être l'un de mes scénaristes de comics préférés : Ultimate Spiderman que j'ai dévoré et que je conseil à tout fan de Spidey ( je ferais une chronique bientôt sur un autre très beau run de Spiderman), Daredevil où il a développé un univers sombre, prenant aux tripes et triste pour notre aveugle favoris et un très bon tas d'autres tout aussi bon.
Dans ma tête il est souvent associé à Brubaker (qui lui aussi est passé sur Daredevil reprenant le flambeau de Brian avec plus ou moins de talent) pour une simple raison: leur talent de l'intrigue, des dialogues et du thème policier. Une passion chez ces deux auteurs.

Niveau Brubaker je vous conseille : The Sleeper, Criminal (très bon polar), Incognito (pulp et espionnage) mais surtout  Fatale où se mèle polar et une ambiance Lovecraftienne. Génial.

Mais revenons à notre BD du jour : Powers - Qui a tué Retro Girl ?






Synopsis: L'histoire de Powers se déroule dans lequel les super-pouvoirs existent et sont un fait connu de tous. Tout le monde n'a pas de pouvoir, fort heureusement. L'oeuvre se concentre sur les enquêtes et la vie de nos deux enquêteurs tout deux appartenant à la brigade Powers (brigade s'occupant des affaires criminelles impliquant des personnes avec des "pouvoirs":

 - Christian Walker: enquêteur ayant beaucoup d'expérience et officiant à la Brigade Powers, il fut un super-héros nommé "Diamond" (les noms peuvent changés, je lis en Anglais) mais perdit ses pouvoirs. De nombreux mystères l'entourent.
- Deena Pilgrim:  Bleu "aussi bleu que le ciel" comme dirait un certain doublage de Metal Gear Solid et nouvelle partenaire de Christian. Drôle, courageuse et assez rentre dedans elle offre un contraste saisissant avec le calme de son collège. Pour la petite anedocte ce personnage se positionne à la 24eme place d'un classement portant sur les meilleurs personnages de comics.

Avant de commencer je dois préciser que j'ai l'édition anglaise : "Powers definitive collection vol 1" couverture dure, et très classe je dois l'avouer. Je préciserais aussi que je ne parlerais pas trop en détail de l'histoire puisqu'il s'agit d'une enquête... et le spoil c'est mal.

Le premier run (un run est une histoire liée à travers plusieurs parutions) de cette série et que j'ai donc entre mes mains   se nomme  : Qui a tué Retro-Girl ? Il couvre les numéros 1 à 6 de la série ce qui vous donne environ 160 pages pour 15 euros.
Si l'Anglais ne vous fait pas peur prenez donc la Definitive edition qui contient 480 pages pour la moyenne de 25euros.


L'espoir d'une ville gisait là, inerte.
L'histoire:

Première scène: Christian Walker est appelé pour intervenir dans une prise d'otage. L'occasion pour nous de voir ce qu'il en est de ce personnage. Il possède un charisme certains, une "tronche" comme dirait encore un autre. Son silence, son peu de phrase, le montrent "coincé dans son cerveau". Il est complexe, vraiment. Tout au long de l'intrigue des pistes, des petits détails nous le montrent.

Dans cette société remplie de super-héros, et de super villains, le pire arrive. Souvent. La nouvelle victime? Retro Girl : la coqueluche d'une société dorévanant morte, allongée dans une ruelle comme une poupée désarticulée.
Christian est mis sur l'enquête et lui met dans les pattes une rookie, une bleu, un de ces nouvelles recrues qui veulent en manger aussi vite que possible. Il s'agit de Deema, petit, bagarreuse et foutrement classe. A eux deux ils vont essayer de démêler ce sac de noeud... mais plus le temps passe et plus Deema sent que quelque chose ne va pas chez son partenaire. Peut être parce qu'il est un ancien super héros, peut être parce qu'elle découvre qu'il a eu une histoire avec Retro Girl ... et une effrayante Zora.



Comme introduit plus haut Bendis a un talent fou ! C'est indéniable. Il prend le temps de développer l'histoire à travers de longs dialogues (à la Tarantino à mes yeux) qui donne un effet crescendo aux scènes. L'utilisation des télévisions également pour transmettre des informations importantes ou tout du moins les présenter est très intéressante et peut nous rappeler des comics tel que Dark Knight Returns.
Il se fait réellement plaisir: les deux personnages sont au coeur de l'intrigue et les super pouvoirs n'interviennent que quelques fois. Il s'agit donc, ici, d'une réelle enquête : dure, longue, fastidieuse mais néanmoins prenante.
Bendis pose les bases de sa série: la ville, le réseau d'informations de Walker, la relation Walker/Pilgrim mais aussi les psyché des deux personnages.
La psychologie des personnages est  approfondie et se laisse notamment remarquée par le superbe travail de son coéquipier : Oeming.


Le dessin: 

Le parti pris ici est d'utiliser un dessin assez cartoonesque, à comprendre non réaliste. Cette approche est cohérente et crée un certains style. Le contraste est saisissant entre les événement (sombre, tragique)  et les dessins (léger, fin) qui nous les décrivent: c'est un coup de maître.

Il utilise également beaucoup les ombres, encrages plein. Mais ce ne sont pas des ombres naturelles ou dues à la lumière. Non. Elles sont surtout là pour montrer à quel point tout ici ressemble à un film noir. Il utilise également beaucoup le vide pour concentré le regard sur un point précis, mais également pour donner une sensation de malaise.
Pleine page, deux cases pas pages voir 16 sur une... tout est présent ici et c'est cool.

Le seul défaut à trouver? Il réutilise parfois les mêmes cases pour économiser du temps. Hélas.


 Note : **** Très bon premier tome d'une série à suivre, bonne enquête, bon dialogues, bon dessin et surtout des personnages creusés. What else?


mercredi 2 avril 2014

A vos lunettes 2D : The Rocky Horror Picture Show

Dans le monde des films musicaux, ce qu'on appelle communément les comédies mu

sicales (mais hélas ce terme résonne en moi comme un cliché de Roméo et Juliette), se cache un ovni. Une œuvre étrange et pourtant hypnotisante. L'univers, les personnages, la musique, les thèmes soulevés. Tout y est. Alors mettez vos lunettes 2d car aujourd'hui je vous parle de : The Rocky Horror Picture Show. Et le tout peu de scène. Promis.



« Damn it Jannet »

Avant toute chose il est important de noter que ce film est un hommage aux films d'horreur. Pas n'importe lesquels. Les « Late night Show », à comprendre les films passant tard le soir et souvent le samedi. De série B ces films sont cultes par bien des points (même si avec nos yeux contemporains le charme peut sembler être rompu). On peut citer parmi ceux là Frankenstein, From Outer Space, Dracula, Forbidden Planet ou encore The Day the Earth Stood Still. Entre autres. Et c'est un gros entre autre tant le film est truffé de clin d’œil cinématographique.

Le générique de début, sobre et pourtant efficace, nous montre des superbes lèvres chantant « Science-Fiction Double Feature », une chanson qui explicite l'hommage rendue au film d'horreur mais qui présente également quelques points du film.











La première scène, par la suite, se centre sur Brad and Janet (joué par la superbe Susan Sarandon qui jouera plus tard dans Thelma & Louise) qui forment là un jeune couple fiancé à la pudeur et à la chasteté exemplaire dans une Amérique hélas trop puritaine. La scène, en dessous, est hélas une scène de la comédie musicale avec le casting Britannique de 2006 mais vous permettra de découvrir la niaiserie du couple.






Et au travers de cette scène d'exposition assez classique se cache déjà un point crucial du film qui se cache dans une image montrant une tombe où il est écrit : Soyez et n'ayez peur !

Be just and Fear Not : Dont une des dernières chansons fera d'ailleurs l'écho. Être sans avoir peur. La liberté de l'individuel au delà des conventions/normes sociales. Thème important dans un film qui se veut libertaire et libertin. Car il est question là de travestisme (ne pas confondre avec transexualisme), d'homosexualité et de sexualité tout court. Des points encore mal vue de nos jours. Vivez comme vous le voulez mais vivez bien .







Et cette signification que possède le film peut également être perçu dans la parodie que fait le film du tableau American Gothic : Une œuvre immensément connue en Amérique, et de part le monde car souvent parodiées, représentant les valeurs classiques de l'Amérique : le travail (la fourche), la domination sur la femme (regard lointain, derrière l'homme), vie domestique (tablier, fleurs) etc.







L'histoire se met ensuite en place. Le couple se perd en voiture dans une forêt aussi sombre et froide que la nuit humide qui la noie. Et bien sûr ils crèvent. Figure classique du film d 'horreur si il en est. Et ils décident donc de revenir à un château déplacé précédemment. Ce château nous le découvrons en chanson …









Oui il s'agit du château de Frankenstein. Surprise ? Perso' j'adore le coté chanson mignonne, douce, avec les choeurs derrière chantant « At the Frankenstein Place ». Magnifique.
Allez, encore deux scène. Tenez bon.
La scène suivante est la première scène de Frank N Furter (Frankfurter signifiant saucisse de Franc Fort en anglais il n'est donc pas étonnant que le personnage représente la luxure et la sexualité.) Et quelle claque ! L'acteur Tim Curry (qui à d'ailleurs joué « ça » dans l'adaptation du roman It de Stephen King... et « ça » c'est le clown qui a martyrisé pas mal d'enfance ) est ici superbe en porte jarretelles. Et pourtant malgré cette féminité masculine virile ou autre il possède un charisme immense. A ma première vision du film j'ai été subjugué par ce personnage. Ce mélange d'homme et de femme avec cette voix puissante, avec cet accoutrement et pourtant une assurance et une aisance de scène magnifique. Une claque assurément. Et que dire de ses expressions faciales. Je vous laisse découvrir cette scène en chanson.






La dernière scène, et donc chanson que j'aimerais vous présenter se joue presque à la toute fin. La chanson (la première car la scène que je vous met en contient deux qui sont en fait liées dans la scène... et dans la composition car elles font parties de la chanson Rose Tint My World) se nomme Don't Dream it Be it. Ne rêvez pas ce que vous voulez être soyez le. Rien de plus à dire je pense. Belle morale je trouve pour un film qui prône décadence sexuelle et morale. Ou tout du moins la libération. Car la décadence n'existe que si on définit des pratiques comme normes et décadences. L’ennemi est donc le fait d'imposer une norme... Et pour tout vous dire je suis assez d'accord avec ce film sur ce point. La « décadence » est une chose naturelle. Tout comme le bordel dans ma chambre. Mais passons sur mes idées philosophiques... et mon goût en matière de rangement.








Et la dernière chanson de cette scène est juste... breathtkaking. Elle laisse sans voix, sans souffle sans … à vous de trouver un mot allez. Quelle voix, quelle rythme rock. Et oui je suis chiant avec mes superlatifs. Je vous remets toute la chanson Rose Tint My World avec les paroles ( en anglais) car elles valent le coup et la lecture :






Pour conclure cette présentation de film, car ce n'est que ça, ce film est un chef d’œuvre. Un Chef d'oeuvre de n'importe quoi, de bizarre, d'étrange. Un gros clin d'oeil à toute la culture horrifique qu'il ramasse derrière lui, ces films maintenant désuet mais qui gardent pourtant ce coté charmant. Un gros trip sous acide où l'histoire ne compte presque pas. Car oui l'enjeu du film est tout autre : montrer que l'innocence n'est faite qu'à être corrompue peut être, que peut être la vie ne vaut d'être vécu sans amour ...et sans décadence. Et tout simplement qu'il ne faut pas avoir peur de vivre.
Et vivre c'est déjà beaucoup dans notre société.
En bref soyez ce que vous voulez, mais soyez le à fond. La vie n'a pas le temps pour les demi-mesures.










BD coup de coeur : Rockabilly Zombie Superstar par Lou et Nikopek

Du rock, du Elvis, du Sudiste, du zombie... cette Bd a du mordant !




Editée par Ankama

Le synopsis:

Billy Rockerson est l'un des innombrables sosies du King. Un soir où il se produit dans un bar, des zombies envahissent les lieux et l'un d'eux ébranle la vie jusque là (trop?) paisible du chanteur en le mordant. 
Un Mort vivant? Lui? Billy? L'idée le répugne mais il a beau lutter, en lui monte une rage vengeresse et un appétit étrange.
Et si, au lieu de s'en prendre à des innocents comme tous ces zombies affamés,Billy en profitait pour régler des comptes avec son passé? Après tout, il n'a plus rien à perdre et surtout pas la vie. 




L'avis: 
Commençons par l'objet en lui même voulez vous? Je possède l'édition intégrale, gentiment offert par une nana aux jolis yeux verts, et elle est sublime . Sobre, simple avec une couverture brillante présentant Elvis Zombie. Pour tout dire j'ai premièrement rencontré cette BD dans une Bourse (un magasin d'occasion, car j'adore chiner) et tandis que je recherchais un nouveau bonheur sous forme papier je tombe sur une magnifique couverture, celle du tome 1 que vous pouvez découvrir ci dessous 

Du muscle car, de la guitare tachée de sang, des sudistes, des zombies, une superbe pin up en costume de serveuse des 60's ! Tout y était. Le sourire sur mon visage a dû durer une bonne minute je vous l'avoue.J'ai caresser la couverture dure puis me suis décider à l'ouvrir et j'ai commencer à la feuilleter. Le dessin m'a ensuite décidé : il me la fallait. Mais la problématique de l'étudiant était là, je n'avais aucune thune. 


Puis un jour, comme je l'ai dis plus haut, on m'a offert l'intégrale (il y a deux tomes) et ce sourire s'est élargi. Je me rappelle l'avoir lu à une vitesse incroyable.  Pourquoi? Tout simplement parce qu'elle est géniale.



Le dessin: Well it's one for the money ...


Les auteurs ont un talent fou, ils évitent la facilité du gore et du trash pour se concentrer sur le coté "pulp" de leurs dessins. En effet le graphisme ici est très propre, parfois sale lors des rencontres avec des cadavres errants mais toujours sage. Le dessins donne absolument une plus value énorme à l'histoire elle même : le choix de typer le dessin avec un style pulp renvoi en effet à l'ambiance générale de la bd avec ses 60's assumées. Les couleurs chatoyantes contrastant avec le gore de certaines scènes.
Nikopek, l'auteur et dessinateur, a une mise en scène de ses planches assez cinématographique je trouve : gros plans sur le sourire de Billy, sur les personnages, les détails (pattes d'eph, les cigarettes aux becs...) et le découpage comme cette scène montre une maîtrise de la narration visuelle assez poussée :











L'histoire: ...two for the show !


Mais le dessin n'est pas la seule qualité qu'une BD doit posséder, le scénario doit aussi tenir la route. Et en étant fan de zombies, de Romero, de road movies je peux vous dire qu'ici nous tenons une perle.

Nous suivons ici les débâcles, déboires et aventures de Billy Rockson dans un monde où un virus à transformer la moitié de la population en zombies (pour dire il y a un service pour éduquer les morts vivants!). Au volant de sa muscle car portant les couleurs des USA, il tente d'échapper au poison qui coule dans ses veines : la mort elle même. Le mort vivant qu'il est entrain de devenir est tout ce qu'il hait mais il n'a pas de choix.
L'originalité ici c'est que nous suivons (enfin?!?) quelqu'un qui se transforme, qui subit des changements dans sa personnalité et son appétit. Quelqu'un qui, au fil de ses pensées, avoue sa peur et son appréhension de devenir une de ces choses.

Le personnage principal est classe. Point. Son côté sosie et fan d'Elvis me rappelle une autre superbe oeuvre se nommant True Romance (road movies réalisé par Tony Scott et avec Tarantino au scénario) et surtout au personnage de Clarence Worley. Il fait virevolter sa guitare demi-caisse, chante et envoi des vannes assassines. Et dieu que c'est bon.

Mais il est aussi plus complexe que ça surtout car il change et se voit devenir un être mi mort mi vivant. On le découvre apeuré, badass, amoureux... vengeur et salaud.

Le tout dans un environnement sudiste avec toutes ses décadences : les militaires fous ( Le jour des morts vivants de Romero messieurs dames) , la population beaufs et glauque mais aussi la musique. 
Le blues, le rock, le rockabilly et même... Jimi Hendrix !


Cette bd est un coup de coeur : le dessin, l'histoire. Mais surtout pour son côté hommage à la série B, le "pulp", et à la musique de ces années là.
C'est comme une chanson de rock, on a envie de sauter partout et se déchirer la voix.
Personnellement, j'ai toujours le sourire aux lèvres quand j'y repense.
Vous pourrez trouver l'intégrale de cette BD ( 200 pages et des bonus avec couvertures alternatives) pour environ 19euros. Une petite somme pour un zombie-trip.








L'androïde rêveur, Red.

Présentation





Les androïdes rêvent ils de science fiction? 



Je suis un rêveur, un de ceux qui ont souvent la tête en l'air et se posent toutes les questions du monde. La science fiction et ses univers sont mes balades préférées. Je ne sais pas pourquoi. Peut être parce qu'au fond je ne m'intéresse peu au présent, peut être parce que dans les pages tendres d'un roman de science fiction se trouvent les peurs intimes et contemporaines des auteurs. Ou alors il y a autre chose, une chose plus complexe, plus belle et plus poétique. Sans doute.

Le nom de ce blog, vous l'aurez deviné pour les plus bons d'entre vous, est un hommage à Blade Runner et à son titre originale : Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques? J'aime ce livre et ce film. Tellement. Au point d'avoir deux copies du roman, trois copies du film (director's cut, ultimate édition et l'édition 30éme anniversaire) et la superbe bande son de Vangelis sur laquelle j'adore écrire.
Car oui petit lecteur de ce blog, j'écris. Comme beaucoup, tu me diras. Tu auras sans doute raison mais je n'aime pas avoir tord alors je ferais semblant de ne pas t'entendre. D'ailleurs, arrête de parler à ton écran s'il te plait, ça me gène.

Mon pseudo, Redrum 237, vient lui d'une autre oeuvre qui m'est chère : Shining. Le roman de Stephen King, le film de Kubrick mais également sa version télévisée ... m'ont marqué.

Dans ce blog vous trouverez des œuvres de tout horizon : Littéraire, cinématographique, musicale (surtout bande son) mais également comics.
Je ne veux pas ratisser large, non. Je suis juste aussi éclectique que la pluie. La culture est partout, la beauté aussi. Allons la chercher ensemble.



Bienvenue à tous,

L'androïde rêveur, Red.