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A vos lunettes 2D : The Rocky Horror Picture Show

Dans le monde des films musicaux, ce qu'on appelle communément les comédies mu

sicales (mais hélas ce terme résonne en moi comme un cliché de Roméo et Juliette), se cache un ovni. Une œuvre étrange et pourtant hypnotisante. L'univers, les personnages, la musique, les thèmes soulevés. Tout y est. Alors mettez vos lunettes 2d car aujourd'hui je vous parle de : The Rocky Horror Picture Show. Et le tout peu de scène. Promis.



« Damn it Jannet »

Avant toute chose il est important de noter que ce film est un hommage aux films d'horreur. Pas n'importe lesquels. Les « Late night Show », à comprendre les films passant tard le soir et souvent le samedi. De série B ces films sont cultes par bien des points (même si avec nos yeux contemporains le charme peut sembler être rompu). On peut citer parmi ceux là Frankenstein, From Outer Space, Dracula, Forbidden Planet ou encore The Day the Earth Stood Still. Entre autres. Et c'est un gros entre autre tant le film est truffé de clin d’œil cinématographique.

Le générique de début, sobre et pourtant efficace, nous montre des superbes lèvres chantant « Science-Fiction Double Feature », une chanson qui explicite l'hommage rendue au film d'horreur mais qui présente également quelques points du film.











La première scène, par la suite, se centre sur Brad and Janet (joué par la superbe Susan Sarandon qui jouera plus tard dans Thelma & Louise) qui forment là un jeune couple fiancé à la pudeur et à la chasteté exemplaire dans une Amérique hélas trop puritaine. La scène, en dessous, est hélas une scène de la comédie musicale avec le casting Britannique de 2006 mais vous permettra de découvrir la niaiserie du couple.






Et au travers de cette scène d'exposition assez classique se cache déjà un point crucial du film qui se cache dans une image montrant une tombe où il est écrit : Soyez et n'ayez peur !

Be just and Fear Not : Dont une des dernières chansons fera d'ailleurs l'écho. Être sans avoir peur. La liberté de l'individuel au delà des conventions/normes sociales. Thème important dans un film qui se veut libertaire et libertin. Car il est question là de travestisme (ne pas confondre avec transexualisme), d'homosexualité et de sexualité tout court. Des points encore mal vue de nos jours. Vivez comme vous le voulez mais vivez bien .







Et cette signification que possède le film peut également être perçu dans la parodie que fait le film du tableau American Gothic : Une œuvre immensément connue en Amérique, et de part le monde car souvent parodiées, représentant les valeurs classiques de l'Amérique : le travail (la fourche), la domination sur la femme (regard lointain, derrière l'homme), vie domestique (tablier, fleurs) etc.







L'histoire se met ensuite en place. Le couple se perd en voiture dans une forêt aussi sombre et froide que la nuit humide qui la noie. Et bien sûr ils crèvent. Figure classique du film d 'horreur si il en est. Et ils décident donc de revenir à un château déplacé précédemment. Ce château nous le découvrons en chanson …









Oui il s'agit du château de Frankenstein. Surprise ? Perso' j'adore le coté chanson mignonne, douce, avec les choeurs derrière chantant « At the Frankenstein Place ». Magnifique.
Allez, encore deux scène. Tenez bon.
La scène suivante est la première scène de Frank N Furter (Frankfurter signifiant saucisse de Franc Fort en anglais il n'est donc pas étonnant que le personnage représente la luxure et la sexualité.) Et quelle claque ! L'acteur Tim Curry (qui à d'ailleurs joué « ça » dans l'adaptation du roman It de Stephen King... et « ça » c'est le clown qui a martyrisé pas mal d'enfance ) est ici superbe en porte jarretelles. Et pourtant malgré cette féminité masculine virile ou autre il possède un charisme immense. A ma première vision du film j'ai été subjugué par ce personnage. Ce mélange d'homme et de femme avec cette voix puissante, avec cet accoutrement et pourtant une assurance et une aisance de scène magnifique. Une claque assurément. Et que dire de ses expressions faciales. Je vous laisse découvrir cette scène en chanson.






La dernière scène, et donc chanson que j'aimerais vous présenter se joue presque à la toute fin. La chanson (la première car la scène que je vous met en contient deux qui sont en fait liées dans la scène... et dans la composition car elles font parties de la chanson Rose Tint My World) se nomme Don't Dream it Be it. Ne rêvez pas ce que vous voulez être soyez le. Rien de plus à dire je pense. Belle morale je trouve pour un film qui prône décadence sexuelle et morale. Ou tout du moins la libération. Car la décadence n'existe que si on définit des pratiques comme normes et décadences. L’ennemi est donc le fait d'imposer une norme... Et pour tout vous dire je suis assez d'accord avec ce film sur ce point. La « décadence » est une chose naturelle. Tout comme le bordel dans ma chambre. Mais passons sur mes idées philosophiques... et mon goût en matière de rangement.








Et la dernière chanson de cette scène est juste... breathtkaking. Elle laisse sans voix, sans souffle sans … à vous de trouver un mot allez. Quelle voix, quelle rythme rock. Et oui je suis chiant avec mes superlatifs. Je vous remets toute la chanson Rose Tint My World avec les paroles ( en anglais) car elles valent le coup et la lecture :






Pour conclure cette présentation de film, car ce n'est que ça, ce film est un chef d’œuvre. Un Chef d'oeuvre de n'importe quoi, de bizarre, d'étrange. Un gros clin d'oeil à toute la culture horrifique qu'il ramasse derrière lui, ces films maintenant désuet mais qui gardent pourtant ce coté charmant. Un gros trip sous acide où l'histoire ne compte presque pas. Car oui l'enjeu du film est tout autre : montrer que l'innocence n'est faite qu'à être corrompue peut être, que peut être la vie ne vaut d'être vécu sans amour ...et sans décadence. Et tout simplement qu'il ne faut pas avoir peur de vivre.
Et vivre c'est déjà beaucoup dans notre société.
En bref soyez ce que vous voulez, mais soyez le à fond. La vie n'a pas le temps pour les demi-mesures.










Commentaires

  1. The Rocky Horror Show ou comment me donner envie de faire la geek *o*. LA BASE !

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