Accéder au contenu principal

BD coup de coeur : Rockabilly Zombie Superstar par Lou et Nikopek

Du rock, du Elvis, du Sudiste, du zombie... cette Bd a du mordant !




Editée par Ankama

Le synopsis:

Billy Rockerson est l'un des innombrables sosies du King. Un soir où il se produit dans un bar, des zombies envahissent les lieux et l'un d'eux ébranle la vie jusque là (trop?) paisible du chanteur en le mordant. 
Un Mort vivant? Lui? Billy? L'idée le répugne mais il a beau lutter, en lui monte une rage vengeresse et un appétit étrange.
Et si, au lieu de s'en prendre à des innocents comme tous ces zombies affamés,Billy en profitait pour régler des comptes avec son passé? Après tout, il n'a plus rien à perdre et surtout pas la vie. 




L'avis: 
Commençons par l'objet en lui même voulez vous? Je possède l'édition intégrale, gentiment offert par une nana aux jolis yeux verts, et elle est sublime . Sobre, simple avec une couverture brillante présentant Elvis Zombie. Pour tout dire j'ai premièrement rencontré cette BD dans une Bourse (un magasin d'occasion, car j'adore chiner) et tandis que je recherchais un nouveau bonheur sous forme papier je tombe sur une magnifique couverture, celle du tome 1 que vous pouvez découvrir ci dessous 

Du muscle car, de la guitare tachée de sang, des sudistes, des zombies, une superbe pin up en costume de serveuse des 60's ! Tout y était. Le sourire sur mon visage a dû durer une bonne minute je vous l'avoue.J'ai caresser la couverture dure puis me suis décider à l'ouvrir et j'ai commencer à la feuilleter. Le dessin m'a ensuite décidé : il me la fallait. Mais la problématique de l'étudiant était là, je n'avais aucune thune. 


Puis un jour, comme je l'ai dis plus haut, on m'a offert l'intégrale (il y a deux tomes) et ce sourire s'est élargi. Je me rappelle l'avoir lu à une vitesse incroyable.  Pourquoi? Tout simplement parce qu'elle est géniale.



Le dessin: Well it's one for the money ...


Les auteurs ont un talent fou, ils évitent la facilité du gore et du trash pour se concentrer sur le coté "pulp" de leurs dessins. En effet le graphisme ici est très propre, parfois sale lors des rencontres avec des cadavres errants mais toujours sage. Le dessins donne absolument une plus value énorme à l'histoire elle même : le choix de typer le dessin avec un style pulp renvoi en effet à l'ambiance générale de la bd avec ses 60's assumées. Les couleurs chatoyantes contrastant avec le gore de certaines scènes.
Nikopek, l'auteur et dessinateur, a une mise en scène de ses planches assez cinématographique je trouve : gros plans sur le sourire de Billy, sur les personnages, les détails (pattes d'eph, les cigarettes aux becs...) et le découpage comme cette scène montre une maîtrise de la narration visuelle assez poussée :











L'histoire: ...two for the show !


Mais le dessin n'est pas la seule qualité qu'une BD doit posséder, le scénario doit aussi tenir la route. Et en étant fan de zombies, de Romero, de road movies je peux vous dire qu'ici nous tenons une perle.

Nous suivons ici les débâcles, déboires et aventures de Billy Rockson dans un monde où un virus à transformer la moitié de la population en zombies (pour dire il y a un service pour éduquer les morts vivants!). Au volant de sa muscle car portant les couleurs des USA, il tente d'échapper au poison qui coule dans ses veines : la mort elle même. Le mort vivant qu'il est entrain de devenir est tout ce qu'il hait mais il n'a pas de choix.
L'originalité ici c'est que nous suivons (enfin?!?) quelqu'un qui se transforme, qui subit des changements dans sa personnalité et son appétit. Quelqu'un qui, au fil de ses pensées, avoue sa peur et son appréhension de devenir une de ces choses.

Le personnage principal est classe. Point. Son côté sosie et fan d'Elvis me rappelle une autre superbe oeuvre se nommant True Romance (road movies réalisé par Tony Scott et avec Tarantino au scénario) et surtout au personnage de Clarence Worley. Il fait virevolter sa guitare demi-caisse, chante et envoi des vannes assassines. Et dieu que c'est bon.

Mais il est aussi plus complexe que ça surtout car il change et se voit devenir un être mi mort mi vivant. On le découvre apeuré, badass, amoureux... vengeur et salaud.

Le tout dans un environnement sudiste avec toutes ses décadences : les militaires fous ( Le jour des morts vivants de Romero messieurs dames) , la population beaufs et glauque mais aussi la musique. 
Le blues, le rock, le rockabilly et même... Jimi Hendrix !


Cette bd est un coup de coeur : le dessin, l'histoire. Mais surtout pour son côté hommage à la série B, le "pulp", et à la musique de ces années là.
C'est comme une chanson de rock, on a envie de sauter partout et se déchirer la voix.
Personnellement, j'ai toujours le sourire aux lèvres quand j'y repense.
Vous pourrez trouver l'intégrale de cette BD ( 200 pages et des bonus avec couvertures alternatives) pour environ 19euros. Une petite somme pour un zombie-trip.








L'androïde rêveur, Red.

Commentaires

  1. La prochaine que je lis ! :D
    Tu me la prêtes ?

    RépondreSupprimer
  2. Aucun soucis !
    Même si je te conseillerais de l'acheter tellement elle est cool !
    Mais tu as plus de thunes je pense haha.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Y'a toujours moyens de gagner plus en travaillant plus..! ;-)

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Le Contorsionniste de Craig Clevenger

Il y a des livres qui vous appellent, sifflant au vent une mélopée douce et amère qui vous met en éveil: cette chanson, vous la connaissez, vous en goûtez toute la poésie et le rythme. Elle fait déjà danser votre imagination. C'est une couverture, un synopsis, une phrase ou une citation. Moi: ce fut un tout pour ce livre. Et la chanson que ce livre sifflait, dans sa culture parfaite, était celle de Fight Club: Where is my mind ? des Pixies. Alors j'ai sombré, le sourire aux lèvres.          Une mélodie qui a marqué mon adolescence, tant par le film que le roman. Mais je ne parle pas seulement du cynisme, de la réflexion sur notre société, des visions inscrites dans mon imagination, du twist, de l'aspect punk... je parle également de la plume. L'organe essentiel à tout écrivain: celle de l'extension de sa propre âme.
Le Contorsionniste, édité par le Nouvel Attila,  m'a pris par surprise à la suite d'une soirée littéraire dans une librairie. Et, ivre…

Rogue One: la Force est avec nous !

Oh Star Wars, muse de mon imaginaire qui me poursuit depuis cette VHS de l'Empire contre attaque, je t'aime. Vraiment. Beaucoup. Me Love You Longtime. Avec ou sans tendresse.
Hier soir, tu m'as encore procuré une petite claque. Merci.




Rogue One était annoncé, par les critiques du net, comme 1) soit un chef-d'oeuvre et le meilleur Star Wars 2) une décéption totale. J'y allais donc avec une attente démultipliée surtout après ma petite déception du VII qui m'avait laissé sur ma faim. Alors, armé de mon pop corn (oui je suis de ces fdps, salut salut) et de ma copine totalement allergique à Star Wars, je me suis posé devant le grand écran avide de cette nouvelle aventure. Une aventure qui semblait énorme car, presque, libérée du poids des autres films. La préquelle pouvait lui donner des ailes où les brûler. Alors, Icare/20 ou pas ?





Ce Star Wars tient ses promesses: celle d'une histoire dans l'univers de Star Wars avant la première trilogie et de tout que…

L'originalité : indispensable chez l'auteur ?

Il y a des choses qui sont essentielles de savoir pour avancer dans la vie. Celle de comprendre que les claques font partie du jeu, que Alien 3 est un superbe film et que, au niveau de l'écriture, la course à l'originalité est une perte de temps sans nom. Parce que, tout simplement, elle n'est pas si primordiale.

"Wait ? What ? Je ne suis pas un mercenaire de la culture"
Oui, je sais. Et je l'espère. Je ne suis pas là pour te dire de te jeter sur chaque genre littéraire qui buzz. La phrase que je viens d'asséner est là pour provoquer. Mais la vérité qu'elle sous-tend est, elle, intelligible. Et cohérente. Et je m'en vais, du haut de mon clavier avec des touches assez douces, t'expliquer pourquoi. Es-tu prêt ami-e de la plume ? Allons-y.


Nous sommes les créatures des choses que l'on créée.



Si l'on en revient à la base même de la vie et de l'imagination, chaque chose que nous créons provient d'un empirisme social mais également d&#…