lundi 23 février 2015

Nouvelle n°1

Vie et mort d'un soldat anonyme






            Un jet bleuté provenant d'une décharge plasmique rase notre position. Il enfonce son casque presque neuf sur ses cheveux absents. Ses lèvres, frémissantes, chuchotent des choses que je ne comprends pas. Des prières, aussi futiles qu'idiotes, doivent tenter de rassurer sa pauvre âme. Il n'a pas la vingtaine, ne l'aura jamais. Je le fixe, mes doigts fins et salis caressent la crosse de mon arme. C'est un gamin. Comme la moitié des bras ayant rejoint la « cause ». Ils sont bercés par des idées qu'ils ne comprennent pas, par des rêves d'utopies tendres. Le gamin que je dévisage n'échappe pas à la règle. Je le vois de ses yeux bleus et purs. Les idéaux ont toujours un prix. Il se note souvent en sang. Un long soupir s'échappe de mes narines. Je n'en veux pas à ce gamin. Là où nous iront il n'y aura pas de place pour cela.

         Les tirs ennemis ne s'arrêtent pas. Ils veulent notre mort comme nous voulons-la-leur. Avec la même ferveur, la même haine que personne ne peut s'expliquer. Des drapeaux différents, des couleurs un peu plus fades ou chaudes suivant le goût. Rien d'autre. Les ordres sont les mêmes, les cibles aussi. Des frères, des hommes, de la chair à canon lancée là pour le progrès, la liberté où tout autre connerie du genre. Je me concentre, cherchant le calme. Nous devons tenir la position. Un peu. Laisser du temps à un détachement pour envoyer l'information qui permettra à la « Cause » de nourrir son combat, de pointer du doigt ces bourreaux devenus ordinaires. Un soldat âgé à côté de moi se lève, la rage au ventre et aux lèvres. Il tire, vise un peu aussi. Les salves de son arme renvoient une lumière douce dans le chaos de cette pièce étroite. On tient un bout de couloir, un accès principal au reste du complexe sommaire. Je me suis habitué à cette peinture grise et triste.  Elle fait partie de nous. Des éclairs de lumière se répondent, implacables. Je m'adosse encore plus fortement au bureau que nous avons retourné en guise de bouclier. Il n'empêchera pas la mort de venir nous prendre en tapotant gentiment sur notre épaule tendue et fatiguée. Il la retardera. Tout au plus. L'homme qui tirait s'écroule maintenant à côté de moi, le visage à demi répandu sur le sol. Je plonge mon regard dans son œil, j'y vois le vide. J'y vois cet inconnu que l'on choisit sciemment d'ignorer toute notre vie. Le cadavre me fixe aussi. J'aimerais avoir une nausée comme le gamin à mes côtés.

            Mes doigts cherchent une grenade à ma hanche. Je la dégoupille, attendant les deux secondes préconisées par mon ancien instructeur bedonnant, puis la lance à l'aveugle. Nous n'avons besoin que d'une diversion pour faire cesser le feu ennemi. Il ne nous faut qu'assez d'inconscience pour défier les Dieux une dernière fois. Certains y voient du courage. Ils n'ont jamais compris ce qu'était le courage. Au fond, je ne l'ai jamais compris moi-même. L'explosion me coupe de mes réflexions, secouant mon être et mes entrailles. Je me relève, soulevant le gamin par le col. Les canons de nos armes fixent une entrée en ruine. Des soldats adverses gémissent, ridicules, sur ce qui reste du sol. Leurs camarades passent à côté d'eux sans s'en soucier. Mon doigt appuie sur la gâchette, dans une tendresse étrange. J'abats un homme que je ne connais pas. Mes pensées s'arrêtent là. Il faut gagner du temps. C'est tout. Le gamin, lui, me suit. Sa peur de la mort se transforme en dégoût pour l'autre. Nos salves répondent au leurs, les assourdissent peu à peu. Nous ne les ferons pas reculer, nous les empêcherons d'avancer. Je me rebaisse pour recharger mon arme. Ma main tâtonne la poche de mon pantalon usé et sale. Je cale le nouveau chargeur. Le gamin fait de même. Une amertume perle dans son regard. J'y vois le reflet de la mienne. Un frisson parcourt mon corps. Une boule enserre ma gorge. Je repense à la femme que j'ai aimé, au goût salé de sa sueur et de ses larmes. Je me souviens même du parfum de ses cheveux. Son sourire, ce petit rire qu'elle avait quand elle avait trop bu... Je crache sur le sol. Je sais ce qui nous attend. Une tristesse infinie me prend et ne me lâche plus. Elle se creuse un nid dans la chaleur de mes entrailles, dans la fraîcheur de mes angoisses. Nos regards se croisent une dernière fois avec le gamin. Des hommes continuent de crever à côté de nous. Nous serons les prochains. On le sait, on fait semblant de l'oublier pendant un seconde quand je lui lance un clin d'oeil. Je lui promets de payer une tournée dans cet après où l'on aura la chance d'attendre ceux que l'on aime. Il ne me croit pas. Moi non plus. On se relève, déterminés. Nos doigts agressent nos détentes. Des soldats tombent. Des deux côtés. Une décharge bleue transperce les nôtres, les ignorant. Mon torse l’accueille à contre-cœur. J'entends un hoquet sortir de ma gorge surprise. Mon souffle se coupe. Je me sens tomber en arrière, lourdement. Des larmes brouillent ma vue. Le sol me reçoit, sans tendresse ni envie. Il est juste là, comme le témoin muet de cette scène. Une douleur ronge chacun de mes nerfs. Un étrange goût de fer domine dans ma bouche. Je déglutis. Mes camarades meurent, un par un, à côté de moi. Le gamin est le dernier. Il s'écroule à mes pieds, déjà sans vie. Il a au moins cette de chance.

            Les tirs s'arrêtent. Les plaintes des blessés les remplacent. Je préférais le cri des armes. Je n'aime pas le bruit que je fais lorsque j'expire. Des bruits de pas résonnent. Un tir part. Un autre. Je reconnais le son d'une arme de poing. Je comprends ce qu'il se passe. Une autre détonation. Un blessé à côté de moi se plaint, priant la mort d'arriver. Des bottes de cuir arrivent à sa hauteur. Un canon se place sur son front brillant de sueur. Les bottes continuent leurs chemins jusqu'à moi. Mon regard croise celui de l'homme qui tend cette arme sur moi. De la haine brûle dans ses yeux marron. Une grimace déchire son visage. Je ne suis rien pour lui, comme il n'est rien pour moi. Je vois son doigt caresser la gâchette. Mes yeux se ferment, lentement. Dans mon esprit danse encore cette femme, son rire et le reste. Mon cœur se serre, triste et déçu de devoir déjà arrêter son tour de piste. J'expire longuement. Le temps se suspend. J'accepte ce qui vient, ce qui va suivre et sera. Je repense à ce que mon père déclamait : le courage, c'est oublier sa peur. Il avait tord : le vrai courage, c'est savoir comprendre sa peur et l'accepter. Le courage, c'est accepter la mort. Le cou...

Alien, review d'une oeuvre culte

Dans l'espace, personne ne vous entendra crier....



Alien de Ridley Scott est, avec Blade Runner du même réalisateur, un des films de science-fiction de prédilection à mes yeux.  Et, tout au long de cet article, je vais vous expliquer pourquoi vous avez devant vous l’un des plus beaux représentants de ce genre. Ellen Ripley, tes cheveux bouclés, ta culotte blanche et ta sueur chatouillant tes cris horrifiés. Je t’aime. Commençons



Un film d’horreur…. Certes… mais SF !



                Les films d’horreurs, souvent mal considérés par pas mal de monde à cause de leurs aspects (à la première surface) ridicules, ont bien souvent plusieurs sens de lecture. Car si ils jouent sur les peurs des spectateurs (Horreur/Peur,  vous suivez ? Vous êtes géniaux). Ils sont également des outils pour incorporer des thèmes, idées et critiques sur notre société. Romero et sa trilogie des zombies, qui est une satire de l’Amérique, en reste un des plus fameux exemples.

Mais la peur n’est pas (qu’) une affaire de gore, de course au trash et à la surabondance de torture qui ont déferlé sur nos écrans.  Ce ne sont pas des gosses qui ricanent en regardant des films comme Martyrs et en jouant à : bof, ce n’était pas dégueulasse. Non la peur, comme dans les films de Dario Argento, est avant tout une atmosphère. Une ambiance qui s’insinue dans l’esprit. Qui prend, sans relâche. Et Alien est, devant tout autre film, de ceux là.



La musique : 



Jerry Goldsmith offre à ce film une bande-son teintée de sombre, elle est dissonante et … organique. La musique semble coincée entre deux conceptions : la mélodie et l’aliénation des notes. Le chorus, la reverb, ces basses lourdes qui frappent nos oreilles et nos cœurs contrebalancés par l’aigu strident qui vient s’opposer rapide et fugace au background.


Cette première piste résume tout : cette impression de danger, ces cordes mutées et étranges, cette sensation d’essaim. Cet espace infinie supposé par les longues notes tenues. Elle introduit le film. Mais là ou Goldsmith montre tout son talent c’est dans sa volonté de faire de cette musique un élément vivant. Le thème principal du film se répète, évolue, grandie, se déforme. Il y ajoute des sonorités dissonantes comme implicite de la nature du « 8ème passager ». La musique, elle, est fantasmée, chuchotée, lancinante puis attaque au cœur.

 
Le parallèle avec le Xénormophe, cet étranger coincé entre la forme de son ancien hôte (Kane interprété par le superbe John Hurt habitué à la SF de qualité) et son espèce à lui, est palpable. Car il est à noter que l’Alien (qui est le résultat d’une fécondation par facehugger) partage des traits communs avec son hôte. Il est une forme d’humanoïde dissonant. Lui aussi. 










La piste Parker & Lambert montre très bien ce « vivacité » de la musique de John Goldsmith. Les cordes accompagnées par les trompettes lourdes,  ces grognements…. 

L’esthétisme du film : 


Comme Ridley Scott le prouvera plus tard avec Blade Runner, le futur n’est pas utopique. Il est sale, inesthétique, la pluie polluée tombe éternelle, les machines ne marchent pas, les câbles jonchent les sols et les murs, les tuyaux sont apparents et suintants, les supers ordinateurs promis par la s-f propre sont réduits à des ordinateurs proche de nous (pour l’époque). Tout dans cet univers nous propose un futur à l’aspect crade, un futur que nous ne souhaitons pas. Et pourtant un futur beaucoup plus réaliste.  Ce « rétro-futurisme » fait partie intégrante du Nostromo, ce vaisseau sur lequel l’intrigue se joue. 




 Mais l’expression rétro-futurisme n’est pas lâchée à la légère car nous retrouvons, à la création des costumes, un certains Moebius. Si vous ne connaissez pas ce tout grande de la science-fiction (et de la bd) je vous demande, en toute amitié, de sauter sur ses œuvres. Tout de suite. 


Le choc esthétique, celui qui vous prend aux tripes, vous force à vous poser des questions, revient essentiellement à l’artiste Giger.  Sa conception d’une créature entre organisme et mécanique perd nos repères et ouvre des nouvelles  visions d’horreurs à nos esprits.  L’Alien en est bien sûr très représentatif, mais nous y reviendrons plus tard. Parlons surtout des décors.  Le Space Jockey (image-ci-dessous), éléments marquants de la série, nous montre et démontre, à lui seul, cet aspect organique/mécanique. Le cadavre et les os fusionnant avec la chaise de pilotage, les murs ornés de tuyaux ressemblant à des veines. Superbe.



La main de maître de Ridley Scott : 



L’histoire, plutôt simple si nous la résumons (des astronautes ramenant à leur insu dans leur vaisseau une créature externe qui va les massacrer un à un), devient entre les mains de Scott un crescendo de sensations, passant du merveilleux à une angoisse labyrinthique sombre et tenante. Il joue pour cela d’un effet de suspens intéressant, avec notamment l’attente dans la révélation de la créature, de ses dangers, de son comportement mais surtout de son aspect. Il prend son temps, nous laissant le nôtre pour déguster les plans superbes des vaisseaux, la vie des passagers, leurs relations complexes. Mais surtout il nous fait passé à travers un panel de sensation/ d’émotions totalement opposée, nous perdant encore plus dans les méandres ce nos peurs. On s’éblouit, on crie. Puis la créature se laisse deviner, peu à peu. Les effets sont ménagés, allant jusqu’à intégré la créature à un décor, comme une vision fugace de la fatalité qui va se jouer du personnage passant par là.

Les plans, superbes de Scott qui était au début de son apogée, ne sont pas les seules choses qui nous permettent de nous plonger cœurs, corps et âme dans ce voyage spatiale frôlant les enfers et leurs obscurités. L’une des principales qualités d’Alien est de construire un univers plus large que le film en lui-même. Comme Lovecraft, ou Tolkien dans un autre genre, s’amusait à donner de longues descriptions, des détails presque insignifiants à son lecteur pour nous faire entrer dans ce monde, pour nous faire croire à ce monde ; Ridley Scott joue de la même façon avec nous. Les références à la « compagnie » nommée Weyland-Yutani nous font croire à une pieuvre capitaliste, de même que ce Space Jockey éventré, laissé là, sans explications. Tout ceci nous fait croire, nous montre et démontre un univers externe au film. Un univers qui l’englobe et nous fait réfléchir.



Les personnages, points forts du film : 


Ellen Ripley : 




Lieutenant Ellen L. Ripley fut une bouffée d’air frais lors de la sortie en salle d’Alien. Car, si pour nous les femmes dîtes bad ass existent, il est à noter que Ripley fut la première de cette catégorie, renvoyant les scream-girls ( Jamie Lee Curtis dans Halloween par exemple, il s’agit d’une femme faible ne servant qu’à crier…) à la poubelle. Et tant mieux.
La personnalité de cette dame jouée par Sigourney Weaver  fait d’elle une battante, une femme forte ne se laissant pas marcher sur les pieds. Refusant des ordres directs de son Commandant, bravant le Xénomorphe. Ce personnage fut le premier à vouloir changer la dominance des rôles masculins. Elle fait partie des meilleurs personnages de SF jamais créé. Ce n’est pas (que) moi qui le dis : Elle arrive huitième dans le classement « Greatest Hero in American Cinema History » proposé par l’Institut de Cinéma Américain, et est première du classement des 100 plus grandes héroïnes cinématographiques. 
Le jeu de Sigourney, son charisme (je suis amoureux) y est pour beaucoup. Ses prestations furent saluées par les critiques, avec des nominations au Saturn Awards…. 
Mais le plus intéressant dans ce personnage d’Ellen Ripley est son opposition littérale (en premier lieu, si l’on oublie Alien Résurrection de Jeunet) avec son ennemi  intime : le Xénomorphe. 


Le Xénomorphe :


 La créature imaginée par Giger est superbe, horrifique mélange entre organisme vivant et mécanique.  C’est un prédateur. Mais ce terme n’est pas balancé ici par hasard. Car l’aspect sexuel de l’Alien n’est pas juste une extrapolation subjective, elle est voulue par Giger. Ses œuvres, mêlant positions lascives, pénétrations consenties –ou non-, proposes des images charnelles et décharnées d’un enfer pervers. Et la créature hantant  les couloirs du Nostromo nous le prouve. Encore une fois elle se trouve dans un flou entre la dichotomie homme/femme de notre civilisation. Ses armes, naturelles, sont composées d’une seconde mâchoire interne pénétrant (souvent) le crâne de ses victimes. Sa queue, longue et acérée, sert également à empaler. 



J’imagine que vous voyez où je veux en venir avec tout ce champs lexical sexuel. Le Xénomorphe est un prédateur sexuel, où tout du moins imaginé dans ce sens par Giger qui l’avoue bien volontiers.  L’opposition avec Ellen Ripley est encore renforcée.





Les thèmes :


Si Alien brille par son esthétisme, sa musique et son story-telling, il brille également par ses thèmes sous-jacents.


Le thème de la sexualité, comme introduit plus haut,  est un thème important de ce film. Le viol, avec le facehugger s’accrochant au visage de sa victime, pénétrant de force l’œsophage et y pondant, la queue du Xénomorphe qui, comme nous le laisse deviner le montage, pénètre Lambert après s’être lentement dressée devant elle. Il est également important de noter que si les hommes de l’équipage sont assassinés rapidement, les femmes elles sont la cible du jeu de l’Alien. La poursuite et la confrontation entre Ripley et lui en est un parfait exemple.  Notons également deux lorsque Ripley se retrouve seule, se pensant sauvée, à défaut, elle révèle enfin sa féminité (cachée tout au long du film par un uniforme de la compagnie) en se mettant en sous-vêtements. Sans savoir que l’Alien est là, terré dans l’obscurité la dévorant du regard. Sa seconde mâchoire s’étirant dans une érection explicite, le tout couvert de grognements. Ripley, pour se défendre, aura d’abord le réflexe de se recouvrir puis d’agir. 


Mais les thèmes sexuels ne sont pas centrés uniquement sur le viol, ou la violence sexuelle, non. Nous pouvons également trouver, dans la scène d’ouverture du film le sous-thème de la naissance. La chambre de « sommeil l », nommée par le Réalisateur lui-même « womb » (qui signifie utérus dans notre langue), nous montre une seconde naissance. Le personnage joué par John Hurt, se réveille lentement, ouvrant les yeux après plusieurs secondes. 

Le thème de la naissance se retrouve également dans la scène du chestburster (« l’éclateur de poitrine », il s’agit de l’Alien forme « bébé », le résultat de l’implantation par le facehugger) qui, si l’on suit les idées de Freud, se trouvent être la peur intime et infantile concernant l’accouchement. Une mauvaise et terrible idée de la fécondation par l’enfant, celle de la fécondation par la bouche. Le vaisseau Nostromo possède un ordinateur portant le nom de "Mother". Soulignons également que la « mère » accouchant se trouve être John Hurt. 


Un autre thème, lui, se trouve implanté dans tout cela. Le Xénomorphe n’est pas la seule créature avalant goulûment l’équipage. Il y en a une autre, créée par l’homme lui-même. Le Capitalisme.  Si l’on suit les dialogues et les personnages de Parker et Brett, tous deux mécaniciens et… vivants aux étages inférieurs du Nostromo, ils sont sous-payés, travaillent trop. L’ordre, donné directement à Ash par la Weyland-Yutani, disant de ramener la créature à la compagnie et précisant que  la survie de l’équipage est superflue, montre explicitement ce dilemme du capitalisme : manger le peuple pour gagner en capital. 





Conclusion : 





Sous ses aspects de slasher movies, Alien se trouve être une perle rare de la science-fiction. L’esthétisme, le futur sale, le « biomécanisme » de Giger en font une œuvre à part visuellement. L’atmosphère viscérale renforcée par les sous-thèmes vus plus haut et la musique de Jerry Goldsmith en font une expérience de spectateurs à part entière. Il date de 1979, pourtant peu de film on réussit à s’élever à son niveau. 
Un chef d’œuvre artistique, d’ambiance, de qualité de plan et d’image. Son rang de film culte n’est pas démérité. 
Merci  Ridley Scott, Giger, Goldsmith, Moebius. 
Dans l’espace, personne ne vous entends crier.  Mais applaudir, sans doute.