vendredi 9 décembre 2016

Non, Pokemon 1G n'est pas la meilleure G.



Il y a deux choses dans la vie que je n'aime pas. Non, en vrai il y en a un bon milliard (du haut de mon RP Misanthrope lvl 54) mais, pour le bien fondé de votre lecture, je vais réduire ma shitlist à deux. Et par contre, je tiens tout de même à vous faire écouter cette chanson des L7, à ne pas confondre avec les L5. Les premières étant un groupe de Riot Girls faisant du bon punk, les autres un souvenir lointain de l'age d'or de la musique française. Oui, madame. Oui monsieur.
Mais bref, ces deux choses sont: la mauvaise foi et les hipsters.




Et ces deux choses se retrouvent dans un univers: Pokémon. Comme tout le monde (du moins les 90's kids) j'ai abimé ma Game boy sur ces petites bestioles. Passant des nuits sous la couette à défier les ordres parentaux, créant mes premières cernes et rushant à fond le jeu comme un noob que j'étais. Oui, à l'imparfait bordel. Et même si j'ai commencé par la version Bleue (Tortank Powaa) pour continuer sur la jaune ( qui est d'ailleurs ma préférée)  je n'arrive pas à comprendre les gens qui arrivent à dire que la 1G des PKMS est la meilleure des générations. Hormis bien sûr la drogue. Et la mauvaise foi, de mise, sur les réseaux sociaux qui veut que l'on aime toujours les choses les plus anciennes. Histoire de montrer qu'on est un vrai. On est cultivés, vintage. Que l'on a certes pas fait le Vietnam, mais qu'on a connu la vraie vie. Nous.
Parce que bordel, on avait des piles et pas des chargeurs. Et on se faisait des scolioses à chercher le soleil sur l'écran. True story osthéo.


Pokèmon est, pour beaucoup, l'un des premiers RPG qu'ell-eux ont touché. Un monde rempli d'aventure, de combat contre des garçons en short, des rencontres aléatoires dans des grottes tard le soir et de voyage dans des contrées vidéoludiques. Un jeu qui a marqué pas mal d'enfance et qui, personnellement, me suit encore. J'aime ces jeux, sorte de madeleine de Proust nippone, ils sont d'ailleurs encore rangés dans le tiroir de ma table de chevet comme un talisman contre la vie d'adulte et sa passion pour me violenter. Et malgré tout l'amour, toute la mauvaise foi aussi, que j'ai pour cette licence, je ne peux m'empêcher de réagir: Non la 1G n'est pas la meilleure. Elle est géniale, une perle pour les gosses comme nous. Un monument pour la plupart d'entre nous qui l'on vu avec le prisme contemporain. Mais la 1G n'est pas la meilleure des Générations. Pourquoi ? Tu te poses surement cette question. Ce que j'espère car cela signifie que tu te questionne sur les discours que l'on t'apporte. Un bon point pour la santé de ta cervelle rosée.



1) L'ergonomie du jeu


Un jeu vidéo c'est un amas de belles choses: un scénario, des graphismes, de la musique, un LORE mais également une prise en main. Et Pkm 1 souffre sur deux aspects primordiaux: le scénario qui n'existe pas. Mais SURTOUT la prise en main de Pkm rouge ou bleue... qui laisse à désirer pour être poli. Je sais, je sais. Tu es entrain d'objecter en disant que: "l'assistanat ça tue le jeu vidéo". Et, déjà, j'espère que tu vois que tu as le même discours que ton oncle facho au repas de noël. Et, de deux, je sais que la mode est dans la souffrance dans les jeux vidéos. Parce que le plaisir c'est so 2001. Moi-même j'aime avoir de la difficulté... mais la difficulté ce n'est pas ce qui va suivre. Non, ce qui va suivre se nomme poliment: s'embêter pour rien. Ou de la torture. Mais, je reste dans l'euphémisme moi. Calme.



Pkm 1 est un labyrinthe de menu chaotique. Oui. Repense à ton sac à dos, repense à cette recherche longue et fastidieuse d'une potion en plein combat lorsque la superbe musique sonne le glas de ton Roucoups niveau 79 auquel il ne reste qu'un PV. Ou d'une canne à pêche, d'une bicyclette (cette chose que tu cherche pour aller plus vite mais qui te fait perdre une minute pour la trouver) ... etc, etc. Le sac à dos dans le premier opus est une partie de non-plaisir total. Un outil qui se retourne au final contre le dresseur. Mauvais point
Pour continuer dans cette thématique il faut également parler des boîtes au PC du dresseur. Non, mais qui n'a jamais capturé un Pkm pour au final recevoir un "il n'y a plus de place dans la boîte, ce pkm n'est donc pas capturé." Une manière d'apprende à chaque enfant que la vie, c'est ça. Un sourire qui arrive puis qui s'efface à coup de gifle assénée avec tendresse sur votre visage. On nomme cela l'éducation. Je crois.

Et Pkm 1 est rempli de ces petites choses qui troublent  le plaisir de jeu. Bien sûr, elle possède les meilleurs Starter et le Légendaire le plus charismatique (Mewtwo). Mais à jouer, avec le recul et l’honnêteté intellectuelle qu'il convient d'avoir, il est dur d'en faire le meilleur jeu.


2) Parce que la meilleure génération c'est la 2G...:






Et en soit, je ne troll même pas. Pour avoir jouer à tous les jeux pokémons dans ma vie (ma vie est très remplie, oui. J'avais beaucoup d'amis. Ils se nommaient Tadmorv et Smogo. Parce que les autres ne voulaient pas de moi) j'en suis arrivé à cette conclusion. La 2G amène beaucoup de chose par rapport à la première. Et pas que en graphisme (hormis les pkms en combat, le reste est assez similaire).
Je parle d'histoire, de "scénario". D'aventure. Un rival avec une personalité, un antagonisme plus prononcé, un team rocket avec un vrai plan etc. La deuxième génération creuse encore plus son Lore, notamment sur les PKM légendaires mais aussi sur l'histoire intrinsèque du jeu. Oui, je vais m'expliquer:
Le jeu possède 16 badges. Et, non sans faire un concours de la plus grosse, il en possède donc le double que la 1G et pour une très bonne raison: la 2G incorpore une deuxième région dans son aventure, Kanto. La région originelle de la première aventure. Mais plus que simplement offrir un nouveau terrain de jeu, déjà connu par le joueur,  elle offre une peinture d'un Kanto changé après l'aventure du premier jeu. L'évolution de Cramois-Iles, des champions d'arène et ce jusqu'à Red. Le superbe dresseur du premier jeu que nous avons incarné. Red.


La prise en main, ici, est une partie de plaisir: sac à dos à poches détaillées, raccourci pour les objets importants et changement automatisé de boîte.
La 2G transforme l'essai de la première, l'améliore et en porte tout l'héritage. Essai encore plus transformé par la 3G qui, elle, est sublime dans tous les points.


3) Et la 3G un peu aussi :



Peu de personne ont joué à cette version j'ai l'impression. Quel dommage. Elle possède l'évolution du combat dans sa pure forme stratégique avec notamment la mise en place de nature et de personalité chez les bestioles. Une chose superbe.
Le scénario est, lui, plus poussé. Notamment avec les Team ""Rockets"" qui possèdent leurs propres objectifs suivant la cartouche mais, également, une utilisation du légendaire intéressante. Il ne sert plus de quête annexe pour devenir le dresseur ultime mais sert totalement le scénario. Sans spoiler bien sûr.

La surprise de la 3G, outre la nouvelle région, les nouveaux pkms, le graphisme, le climat, le.... ce sont les énigmes. Il y a, à l'intérieur de l'aventure, des énigmes à bases de brailles très intéressante même si facile à percer: utiliser tel capacité ici etc.


Bref, bref.  La prochaine fois que vous entendez quelqu'un dire que la 1G est la meilleure des versions: non. Simplement non. Même si ça fait joli de dire cela, c'est absolument faux. Que ce soit sur le scénario, la prise en main en encore l'aventure en elle-même. 
Je comprend que cela soit une madeleine de Proust, que celle-ci soit couverte d'amour, de tendresse, de souvenir, de scoliose, de piles et de mauvaise foi. Je l'aime également d'amour. Mais, les gens, soyons sérieux. Hormis quand on a 17 ans. Car "on est pas sérieux quand on a 17 ans".




Finir cet article coup de gueule sur du Pkrk (cover d'un certains Ferré ;)) quoi de plus beau ?









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