samedi 31 décembre 2016

Crazyhead: féminisme, rock, démons et absurde


 

Plop, plop mothafucka. Ceci est une entrée en matière tendre et discrète parce qu'aujourd'hui on va parler d'un bijou brut, abrupte même, qui est absolument génial. 6 épisodes de 42/44 minutes et déjà une de mes séries préférées ever. Genre vraiment.
Aujourd'hui on parle de la nouvelle série fantastique Netflix: Crazyhead.
Et la série porte absolument bien son titre.


Crazyhead, c'est l'histoire de démons qui prennent possession des humains, de deux nanas qui peuvent les voir et qui kickent des asses, d'un sidekick élévé à la culture du porn et d'une vibe Buffy version UK superbe avec une note féministe rare. Le tout saupoudré par un humour absurde et à contre pied absolument magnifique. L'humour anglais dans son absolu: et ça c'est ma cam. Parce que la cocaïne n'est pas une bonne idée pour mes narines fragiles. Et que le WTF c'est plus mainstream.


Le casting de cette série est dingue. Haha. Dingue. Crazyhead, rigole. Toplait.
Les gueules sont parfaites, toutes sont intéressantes et chaque acteur joue parfaitement son rôle. Au point d'arriver à apprécier même le porte flingue des méchants et son côté boxeur irish adolescent. Mais bien sûr la claque provient bien sûr du duo féminin: Raquel et Amy. Deux femmes réalistes avec un parlé vrai mais surtout un féminisme bien présent. Enchaînant les punchlines genré dans la droite lignée de la plus grande héroïne de série du monde: Buffy.

«  Tu te penses à l'abri du danger juste parce que tu as une bite ? » Raquel, 2016


La parenté avec Buffy pourrait ne pas s'arrêter là tant elle est visible mais ce n'est qu'un parallèle fait pas un esprit qui adore cette série de Whedon: les deux nanas fortes, le sidekick rigolo, l'humour jusqu'aux combats avec les démons etc. Mais l'extrapolation à faire ici se trouve surtout dans le féminisme. J'ai vu une critique qui disait qu'il n'y avait rien à creuser dans cette série. Ce qui est triste de ne pas savoir regarder surtout sur des perles comme ça. Il y a plein de symbolismes dans cette série, comme dans chacune série d'ailleurs:
La dichotomie démons/héroïnes: les démons étant des hommes (il n'y a qu'un seul démon féminin dans la série); les punchlines; les personnages masculins qui sont majoritairement à l'ouest avec notamment un sidekick issu de la culture porno (qui est très sympa hein, mais absolument weird dans son rapport au sexe). Et encore, j'ai fini la série hier. Je suis sûr qu'il y a 36 000 choses à voir. L'empirisme en plus.
Mais ce féminisme n'est pas un message forcé dans la gorge, enfoncé dans l'esprit qui aurait pu casser le rythme. Non. C'est une continuité de l'esprit rock des deux héroïnes, du monde qui les entoure et de leurs personnalités. Rien n'est trop gros, trop souligné. Tout est là dans une logique superbe qui passe crème (award de l'expression 2013 attention). Une excellente chose et surtout: Raquel ce perso quoi. Superbe. Nouvelle héroïne rock de mes rêves.






Ai-je dis que la série était drôle ? Parce que cette série est à l'absurde ce que Laurie & Fry sont à l'humour anglais: un délice. Un WTF perpétuel mais un joli. Celui qui vous fait vous demander ce qui se passe devant vos yeux ébahis d'autant de connerie. Magnifique.
Une autre qualité se trouve dans la bande son de la série: assez typée revival 80, notamment avec une ambiance assez John Carpenter. Un joli coup qui renforce son aspect horrifique. Parce que la série n'est pas que drôle ou féministe, elle joue également très bien sa carte de l'horreur. Un bon point. Excellent même.


Bref: Crazyhead c'est un peu comme du Buffy Uk dans sa lignée féministe, pop culture et rock. Versions 2016 avec smartphone et humour anglais. Elle possède également sa propre identité. Reconnaissable entre milles. Le duo Raquel et Amy est parfait. La jolie matraque téléscopique aussi.


17/20 BB

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire