samedi 24 décembre 2016

Rogue One: la Force est avec nous !

 


Oh Star Wars, muse de mon imaginaire qui me poursuit depuis cette VHS de l'Empire contre attaque, je t'aime. Vraiment. Beaucoup. Me Love You Longtime. Avec ou sans tendresse.
Hier soir, tu m'as encore procuré une petite claque. Merci.




Rogue One était annoncé, par les critiques du net, comme 1) soit un chef-d'oeuvre et le meilleur Star Wars 2) une décéption totale. J'y allais donc avec une attente démultipliée surtout après ma petite déception du VII qui m'avait laissé sur ma faim. Alors, armé de mon pop corn (oui je suis de ces fdps, salut salut) et de ma copine totalement allergique à Star Wars, je me suis posé devant le grand écran avide de cette nouvelle aventure. Une aventure qui semblait énorme car, presque, libérée du poids des autres films. La préquelle pouvait lui donner des ailes où les brûler. Alors, Icare/20 ou pas ?





Ce Star Wars tient ses promesses: celle d'une histoire dans l'univers de Star Wars avant la première trilogie et de tout que cela implique. Il en ressort un côté “vintage” très appréciable, notamment dans les scènes de cockpit qui possèdent un certains cachet volontaire rappelant les premiers films par exemple. L'énorme qualité de cette préquelle c'est également de voir L'Empire à l’œuvre dans sa tyrannie et son ambition de réduire à néant tout ce qui barre son chemin. Un bon point lorsque l'on sait que nous arrivons, avec le IV, avec Un Empire déjà posey. Même chose pour la Rebellion avec  une vision, même brève, d'une Rebellion beaucoup plus extrémiste dans son comportement et son combat: intéressant. Il se permet également de rajouter une épaisseur à l'Alliance rebelle avec les lignes qu'elles franchies parfois (Cassian est un superbe personnage pour cela).  Rajoutons à cela un univers poussiéreux et nous sommes en terrain connu: celui de la galaxie à l'agonie que nous avons découvert dans la vraie trilogie.



Le film se détache de la lignée des trilogies dans une thématique très intéressantes: celle des jedis. (Normal me direz-vous après l'ordre 66...) Nous sommes en dehors de la saga Star Wars, la saga Skywalker et de toutes ses thématiques (le poids de l'héritage, la force et ses deux côtés, l'élu etc....). Non, ici on est loin de tout ça. Et, tant mieux. Car c'est ce qu'il en fait un de mes films préférés de l'année.
Même si nous nous retrouvons en terrain connu, dans un terrain empli de clin d'oeils (la planète WOBANI haha.... OBI WAN quoi), nous sommes dans un Star Wars qui porte très bien son titre : La guerre des étoiles. Nous nous retrouvons, donc, devant l'histoire des “petits héros”, des héros de tous les jours, les vrais. Ceux qui crèvent, saignent et en prennent plein la gueule dans l'immense bataille qui se joue entre les Rebelles et l'Empire. Toutes les victimes annexes de ce combat manichéen et pas seulement les plus charismatiques. Les personnages sont petits par rapport à l'ampleur du conflit et c'est foutrement bon. On se retrouve avec des images dignes du D-Day, dans ce flou entre le massacre et l'héroïsme. Les scènes de batailles sont magnifiques d'ailleurs. Absolument magnifiques. Désespérée, guerilla-like et envie de se battre dans les tripes. On apprend toute la valeur du sacrifice, de la valeur des croyances et de l'espoir.
Car, sans spoiler la fin, les personnages ont bien compris une chose: ils ne sont que des acteurs de ce conflict galactique. Une pierre à l'édifice. Chacun est là pour faire avancer la machine. Et la fin en est un superbe exemple, magnifique, tirant les entrailles sur son implicite: la victoire est là. L'espoir est là. Il va arriver. Grâce à eux. Et que c'est beau.  Sacrifices, batailles, prise de conscience de la place d'un être dans un conflict et croyance en la Force. J'en frissonne encore.

Les personnages sont charismatiques et portent tous quelque chose en eux: une lueur obscure de de pragmatisme pour Cassian, un humour spleenesque pour K, une croyance en la Force pour Chirrut Imwe, le dernier samourai pour Baze, la gueule de Galen et le rock de Jyn. L'équipe que nous voyons sur l'écran est un superbe melting-pot de tout ce que l'on fait de mieux: autant n'est oubliable ou oublié. De l'humour, du charisme, du pragmatisme: la vie quoi.  Bien sûr, il y a quelques défauts dans leur approfondissement parfois. Mais on s'attache, on rit, on les aime. Et on lâche un petit: « han triste » devant. Parce que on est des handicapés des sentiments qui n'accepte pas de lâcher une larme au cinéma.






Il y a quelques défauts: un montage rapide au début, le personnage de Saw Gerrera sous-utilisé (non, vraiment) qui cabotine un peu. Mais les défauts sont, à mes yeux, surtout dans le build-up du début. Hormis cela: rien à signaler.



Pour conclure: c'est une perle rare que ce Star Wars, le meilleur des Star Wars? Sans doute. Entre scènes superbes, musiques magnifiques et changées (dans la continuité de la philosophie de la préquelle car elles sont un peu « amoindries » en terme de charge émotionnelle sur les musiques cultes et épiques), personnages qui ont de la gueule et du coeur. Sans doute donc. C'est une véritable histoire dans l'univers de Star Wars. Il me rappelle l'Empire contre-attaque dans cette violence de l'espoir, de ce besoin de croire et de continuer la bataille malgré tout. Il me rappelle à quel point j'aime cet univers impitoyable (je me suis retenu tout le long, déso pas déso) qui est un des meilleurs à avoir vu le jour au cinéma. Alors, merci. Tout simplement.

18, 5/20





1 commentaire:

  1. Je l'ai enfin vu et je suis vraiment d'accord avec toi (je n'avais pas lu ton avis pour ne pas être influencée au ciné). En plus, j'adore les combats désespérés (comme chez Gemmell) (ce film est puissamment gemmellien en fait). Il a vraiment fait mouche malgré ses quelques faiblesses, dont certaines que tu soulignes ici.

    RépondreSupprimer